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Il suffit d’un craquement pour que la roche bascule dans l’eau

Mercredi soir à Biarritz, 2000 m³ de falaise s’effondrent en pleine canicule. Une plongeuse de 33 ans perd la vie, son compagnon de 34 ans reste…

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Il suffit d’un craquement pour que la roche bascule dans l’eau

Mercredi soir à Biarritz, 2000 m³ de falaise s’effondrent en pleine canicule. Une plongeuse de 33 ans perd la vie, son compagnon de 34 ans reste introuvable sous les gravats.

Ce devait être une baignade de coucher de soleil. Mais vers 20h20, la terre a tremblé de l’intérieur. Un pan entier de la falaise du phare, en plein cœur de la cité balnéaire, s’est arraché et a plongé dans la mer. La plage du Miramar, bondée par la chaleur record, a vu l’eau jaillir en une vague soudaine. Les secours ont rapidement retrouvé le corps d’une femme de 33 ans. Son compagnon, 34 ans, est toujours porté disparu ce jeudi matin. Un troisième plongeur, indemne mais en état de choc, a été pris en charge.

Les témoins décrivent un bruit sourd, comme un coup de tonnerre. Vincent, qui faisait du paddle avec sa fille, raconte avoir eu la peur d’un tsunami. La vague a chahuté son embarcation sans gravité. Une autre baigneuse confie s’être souvent installée au pied de cette falaise pour admirer le coucher de soleil sans jamais imaginer un tel risque. Pourtant, des panneaux « Zone dangereuse » et « Éboulements permanents » sont visibles à l’entrée de la plage Bernain, juste à côté. Nombreux sont les baigneurs qui les ignoraient, cherchant un coin tranquille loin de la foule.

Les recherches ont repris ce jeudi matin avec un zodiac des pompiers et un hélicoptère. Une expertise géologique doit d’abord vérifier la stabilité de la falaise avant que les plongeurs ne s’approchent de l’amas de roches. La mairie de Biarritz a pris un arrêté interdisant l’accès, la baignade et la navigation dans un rayon de 300 mètres au pied de l’éboulement. Des barrières ont été posées. Le président du club de surf local redoutait déjà un drame deux heures avant l’incident, à cause de la chaleur. Selon des associations de protection de la falaise, d’autres effondrements s’étaient produits en juin 2018 et avril 2008. Cette fois, le bilan est lourd et les questions sur la prévention des risques restent entières.

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