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Sous les décombres de Caracas, l’angoisse des familles

Deux violents séismes ont frappé le Venezuela le 24 juin 2026, semant la panique et détruisant des immeubles entiers. Dans la capitale, des proches errent…

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Sous les décombres de Caracas, l'angoisse des familles

Deux violents séismes ont frappé le Venezuela le 24 juin 2026, semant la panique et détruisant des immeubles entiers. Dans la capitale, des proches errent entre les gravats en appelant les disparus.

Une mère hurle le prénom de son fils devant ce qui reste d’une tour de 22 étages à Caracas. « Antonio, Antonio, c’est Maman », supplie-t-elle face au silence des décombres. Autour d’elle, des voisins grimpent sur les morceaux de béton, tendent l’oreille, espèrent un bruit, une voix. Mais rien ne répond. Dans le quartier de Los Palos Grandes, déjà ravagé par un séisme en 1967, d’autres appels résonnent. « Tania, Tania », crie une personne en fouillant les débris. Un homme pleure doucement, adossé à un mur fissuré.

Deux secousses consécutives ont frappé le pays à 18h04, l’une de magnitude 7,2, l’autre de 7,5. Les habitants se sont rués dans les rues, effrayés par les répliques qui ont duré de longues minutes. Beaucoup ont fui leurs maisons et leurs bureaux sans rien emporter. Dans le quartier de La Castellana, une ingénieure de 48 ans raconte avoir sauté par-dessus le mur de son appartement pour s’échapper. « Ça bougeait énormément et ça faisait un bruit de rugissement profond », explique-t-elle. Son logement est désormais couvert de fissures.

À quelques rues de là, des centaines de personnes ont évacué le centre commercial Sambil en courant. « Tout s’est mis à bouger comme si on était sur l’eau, comme des vagues. C’était horrible », témoigne une employée de banque. Des secouristes improvisés réclament des lampes torches alors que la nuit tombe. L’aéroport international de Caracas a dû fermer en raison des dégâts et la présidente par intérim a déclaré l’état d’urgence. Le bilan humain et matériel reste inconnu, mais les géologues préviennent qu’il pourrait être lourd. Pour les familles qui cherchent encore leurs proches sous les gravats, chaque minute est une éternité.

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