Culture
Un film sur l’épreuve d’une famille, au-delà des clivages


Le documentaire « Holding Liat », primé à la Berlinale, plonge dans le quotidien d’une famille israélienne dont les certitudes ont été bouleversées par les événements du 7 octobre. Il suit son parcours entre deuil, militantisme et quête de sens.
Pendant près de deux ans, la caméra du réalisateur américain Brandon Kramer a accompagné les membres de la famille Atzili. Deux d’entre eux, Liat et son mari Aviv, ont été enlevés lors de l’assaut mené contre le kibboutz Nir Oz. Le film, qui sort en salles cette semaine, capture avec pudeur les fissures et les tensions au sein d’un foyer traditionnellement engagé pour la paix et le dialogue avec les Palestiniens.
L’histoire débute peu après les faits. Le documentaire s’attarde d’abord sur Yehuda, le père de Liat, qui entame un voyage aux États-Unis pour alerter la classe politique. Ancien résident américain, il estime que les dirigeants israéliens et palestiniens portent une responsabilité commune dans la spirale de violence. Ce déplacement met en lumière les désaccords familiaux. Sa fille établie outre-Atlantique refuse de faire de la libération des otages un sujet de critique directe envers le gouvernement israélien, contrairement à son père.
Ces divergences stratégiques traversent toute la famille. Le fils cadet de Liat et Aviv, qui a échappé de justesse aux assaillants, peine à saisir la volonté de son grand-père de donner une dimension politique à leur combat. La sœur de Liat, quant à elle, s’interroge sur la possibilité même d’une coexistence après de tels événements, ayant choisi de quitter le pays.
Le film suit ensuite le retour de Liat, libérée au bout de cinquante-quatre jours de captivité. Son mari n’a pas survécu. Les dernières séquences sont consacrées à son deuil et à sa reconstruction, alors qu’elle continue de militer pour une résolution pacifique du conflit. Le réalisateur explique avoir voulu montrer la force de son humanité, notamment sa capacité à conserver de l’empathie pour les civils palestiniens malgré l’épreuve subie. À travers ce portrait intime, l’œuvre cherche à documenter les conséquences profondes de la violence sur des vies individuelles et leurs convictions les plus ancrées.





ÉconomieEn Ligne 5 joursLe durian chasse le café des hauts plateaux vietnamiens



SportsEn Ligne 5 joursLe promu Troyes s’envole, Angers s’illumine, Auxerre s’enlise



PolitiqueEn Ligne 6 jours« Je voterai très à droite » les électeurs de Bruno Retailleau le somment de rester candidat



PolitiqueEn Ligne 6 joursFrançois Hollande écarte la primaire et mise tout sur décembre



SociétéEn Ligne 7 joursDes salariés barricadent leur usine pour empêcher un accident industriel



PolitiqueEn Ligne 6 joursSégolène Royal défie les peurs et se lance dans la primaire socialiste



PolitiqueEn Ligne 5 joursPhilippe et Hollande s’affrontent sur la fiscalité à huit mois de la présidentielle



SportsEn Ligne 7 joursVendu 140 millions, Barcola ne laisse qu’une miette à l’OL








