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Un député insoumis devant la justice pour avoir diffusé les documents personnels d’un patron

Sébastien Delogu est jugé ce mardi à Marseille. Il est accusé d’avoir publié sur Instagram les papiers d’identité volés d’un entrepreneur qui soutenait…

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Un député insoumis devant la justice pour avoir diffusé les documents personnels d’un patron

Sébastien Delogu est jugé ce mardi à Marseille. Il est accusé d’avoir publié sur Instagram les papiers d’identité volés d’un entrepreneur qui soutenait Israël.

L’élu de 39 ans, connu pour avoir brandi un drapeau palestinien dans l’hémicycle, ne sera pas présent à l’audience. Son avocat compte demander un renvoi, invoquant un climat très tendu autour de son client. Delogu dit avoir été agressé et menacé ces dernières semaines à cause de ses positions politiques. Il a d’ailleurs porté plainte fin mai contre un homme qui l’aurait insulté et menacé de mort.

L’affaire qui l’amène au tribunal commence le 19 septembre 2024. Ce jour-là, des employés de Laser Propreté, une société chargée du nettoyage de la gare Saint-Charles et du métro marseillais, envahissent le bureau de leur patron Isidore Aragones. Ils lui reprochent de ne pas leur verser l’intégralité de leurs salaires. Aragones, ancien président du Crif Marseille, constate ensuite le vol d’une pochette contenant son passeport, celui de sa femme, un devis pour un voyage à l’étranger et d’autres documents privés.

Cinq jours plus tard, Sébastien Delogu, qui soutenait les grévistes, diffuse une grande partie de ces documents sur son compte Instagram. Il ironise sur les voyages de l’entrepreneur au Brésil et en Israël, sur ses projets dans une résidence secondaire, et pointe du doigt son soutien à l’armée israélienne. Depuis cette publication, Isidore Aragones dit recevoir des appels malveillants et des menaces. Il assure vivre dans la peur et réclame que justice soit faite.

Le député insoumis encourt jusqu’à cinq ans de prison et 750 000 euros d’amende. Il risque aussi une peine d’inéligibilité. Les infractions reprochées sont graves : recel d’objets volés, divulgation d’informations personnelles mettant en danger la personne visée, et atteinte au secret des correspondances. Ce n’est pas la première fois que Delogu est poursuivi. Il a déjà été condamné pour violences aggravées contre deux cadres de l’Éducation nationale en 2023, lors d’un blocus lycéen à Marseille.

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