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Il vivait avec trois femmes sous surveillance

Un procès s’ouvre à Saint-Omer. Au cœur des débats, une famille où plusieurs compagnes vivaient sous le même toit, filmées en permanence et coupées du…

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Il vivait avec trois femmes sous surveillance

Un procès s’ouvre à Saint-Omer. Au cœur des débats, une famille où plusieurs compagnes vivaient sous le même toit, filmées en permanence et coupées du monde extérieur.

Le lundi d’audience a livré des images fortes. Christelle, une ancienne compagne du frère de l’accusé, n’a pas mâché ses mots. Pour elle, cette famille est une secte, avec des hommes violents et manipulateurs. Jérôme P., 45 ans, chauffeur routier jugé pour viols et violences intrafamiliales, nie les faits. Mais les témoins décrivent un quotidien glaçant. Plusieurs femmes partageaient sa vie en même temps, une pratique qualifiée de coutume par certains proches. La fille aînée de l’accusé raconte avoir compris à ses dix ans qu’un couple normal, c’était un homme et une seule femme.

Derrière les murs de la maison, le contrôle était total. Des caméras surveillaient chaque pièce. Un logiciel de géolocalisation traquait les téléphones des compagnes. Elles n’avaient pas le droit de travailler librement, ni d’accéder à leurs propres cartes bancaires. L’une des femmes, Jennifer C., a déposé plainte en 2022, décrivant une emprise permanente, des viols et des coups. Le jour même de sa plainte, le frère de l’accusé se serait rendu devant l’hôtel où elle était logée, grâce à la géolocalisation. Elle a dû être mise à l’abri.

Pourtant, la défense existe. Le fils de Jérôme P., 16 ans, prend la parole pour défendre son père. Il dit vouloir le serrer dans ses bras et accuse sa mère de l’avoir frappé. La mère de l’accusé nie toute polygamie, affirmant que son fils aidait des femmes en détresse. Les deux autres compagnes le soutiennent encore. Mais les expertises psychologiques parlent de dépendance et d’emprise relationnelle. Le procès doit durer jusqu’à jeudi. Jérôme P. encourt vingt ans de réclusion criminelle.

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