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Le procès d’un réseau pédocriminel s’ouvre avec 120 victimes et 930.000 fichiers

Quatre hommes sont jugés à Orléans pour avoir échangé des contenus pédopornographiques sur des messageries chiffrées. Trois accusés ont présenté leurs…

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Le procès d'un réseau pédocriminel s'ouvre avec 120 victimes et 930.000 fichiers

Quatre hommes sont jugés à Orléans pour avoir échangé des contenus pédopornographiques sur des messageries chiffrées. Trois accusés ont présenté leurs excuses, tandis que l’un d’eux se qualifiait de « chasseur ».

Ce lundi, la cour criminelle du Loiret a ouvert le procès de quatre hommes soupçonnés d’avoir participé à un vaste réseau en ligne dédié à la pédocriminalité. Dès les premières minutes, trois des accusés ont pris la parole pour s’excuser auprès des familles des victimes. Le quatrième, qui comparaît libre, a reconnu les faits sans détour. L’un d’eux avait même confié lors de son interrogatoire se considérer comme « un chasseur, un prédateur ». Ces aveux glaçants donnent le ton d’une audience qui s’annonce lourde.

L’enquête, lancée en 2022 après une infiltration des gendarmes sur les réseaux sociaux, a mis au jour un système bien rodé. Les accusés utilisaient des messageries cryptées comme ICQ, Snapchat ou Telegram pour échanger des fichiers pédopornographiques et entrer en contact avec des mineures. Leur méthode reposait sur le grooming, une technique qui consiste à gagner la confiance des enfants pour obtenir des images ou des vidéos sous une apparence de consentement. Les perquisitions ont permis de saisir plus de 930.000 fichiers, photos et vidéos confondus. Au total, 120 victimes ont été identifiées, dont 21 jeunes Françaises âgées de 3 à 15 ans, toutes entendues par les enquêteurs.

Deux des accusés sont également poursuivis pour des viols sur des mineures de moins de 15 ans. L’une des victimes, une fillette, a subi des agressions et des viols répétés de la part d’un homme aujourd’hui âgé de 64 ans. Son avocate espère que l’audience permettra de confronter les accusés à la réalité de leurs actes. Le procès intervient en pleine affaire Lyhanna, un fait divers très médiatisé. La défense redoute que ce contexte n’influe sur les débats. À l’inverse, les parties civiles y voient une chance de donner plus d’ampleur à ce dossier. Parmi les six interpellés au total, l’un s’est suicidé en détention provisoire. Un autre, arrêté en Belgique en état de récidive, a déjà été condamné à dix ans de prison début 2025. Le verdict de ce procès est attendu vendredi.

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