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L’ancien maire de Saint-Étienne promet des révélations fracassantes pour son procès en appel

Gaël Perdriau, condamné pour avoir fait chanter son ex-premier adjoint avec une sextape, clame son innocence et dit détenir des preuves inédites. Ses…

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L'ancien maire de Saint-Étienne promet des révélations fracassantes pour son procès en appel

Gaël Perdriau, condamné pour avoir fait chanter son ex-premier adjoint avec une sextape, clame son innocence et dit détenir des preuves inédites. Ses anciens collaborateurs, eux, maintiennent leurs accusations et l’attendent de pied ferme au tribunal.

L’ancien édile de 53 ans est arrivé lundi devant la cour d’appel de Lyon avec une seule promesse. Il assure qu’il va présenter beaucoup d’éléments nouveaux qui démontrent sa version depuis le début. Condamné le 1er décembre à cinq ans de prison dont quatre ferme pour chantage, association de malfaiteurs et détournement de fonds publics, il a déjà purgé deux mois de prison cet hiver après l’exécution provisoire de sa peine. Il qualifie le jugement de première instance d’erreur judiciaire. Son avocat répète qu’il est innocent de tout.

L’affaire repose sur un piège sordide monté en 2015. L’ex-adjoint à l’Éducation Samy Kéfi-Jérôme et son compagnon d’alors Gilles Rossary-Lenglet ont filmé à son insu Gilles Artigues, premier adjoint de l’époque, dans une chambre d’hôtel parisien avec un jeune prostitué. Cette vidéo a servi les années suivantes à faire taire au conseil municipal cet ancien député UDI, qui avait contribué à l’élection de Gaël Perdriau grâce à une alliance politique. Les deux hommes, condamnés à trois ans ferme, ont reconnu avoir mis en œuvre le traquenard. Ils affirment que le maire était le commanditaire et qu’ils ont été payés via des subventions fictives à des associations locales.

Gilles Rossary-Lenglet, qui a révélé l’affaire, a répété lundi que la vidéo lui avait été commanditée directement par Perdriau. Il dit avoir fait appel pour empêcher les autres prévenus de mentir. De son côté, la victime Gilles Artigues se dit angoissé et fatigué de devoir subir cette nouvelle épreuve. Il espérait que l’ancien maire dise enfin la vérité, mais il n’y croit pas. Pourtant, des enregistrements audio réalisés à l’insu de Perdriau en 2017 et 2018 le montrent évoquer une vidéo où on voit ce qu’il faut voir et expliquer qu’une fois sur les réseaux sociaux, ce n’est plus du chantage mais une exécution. Un scénario difficile à contredire pour celui qui maintient s’être toujours désintéressé de cette histoire.

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