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Un accord se dessine, mais Trump agite déjà la menace de frappes

Alors que Washington et Téhéran s’apprêtent à signer un protocole vendredi en Suisse, les tensions restent vives. Frappes israéliennes au Liban, menace de…

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Un accord se dessine, mais Trump agite déjà la menace de frappes

Alors que Washington et Téhéran s’apprêtent à signer un protocole vendredi en Suisse, les tensions restent vives. Frappes israéliennes au Liban, menace de Trump et flambée du pétrole le chemin vers la paix est semé d’embûches.

Le président américain Donald Trump n’a pas mâché ses mots. Depuis le G7 d’Évian, il a prévenu les Iraniens. Si le comportement n’est pas à la hauteur, les bombes pleuvront. Une déclaration choc à quelques jours d’une signature cruciale. Pourtant, le protocole d’accord doit mettre fin au conflit déclenché fin février. Un conflit qui a fait des milliers de morts et plongé la région dans le chaos. Les négociations avancent, mais la méfiance reste totale. Le texte final n’est pas encore bouclé. Et Trump insiste sur un point les Iraniens doivent encore prouver leur bonne foi.

Pendant ce temps, les armes continuent de parler. Israël a mené des frappes aériennes mercredi dans le sud du Liban, notamment autour de Nabatiyé. L’offensive contre le Hezbollah pro-iranien a ralenti depuis l’annonce de l’accord lundi. Mais elle n’a pas cessé. Cinq personnes ont été tuées. L’armée libanaise a demandé aux habitants qui commençaient à rentrer chez eux de patienter. De l’autre côté, Téhéran menace d’une réponse sévère si Israël ne stoppe pas ses agressions. La Russie appelle toutes les parties à respecter le futur accord. Et le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, doit prendre la parole ce soir à la télévision. Hier, il a remercié l’Iran d’avoir poussé pour inclure la fin des hostilités au Liban dans le texte. Un texte qui reste secret pour l’instant.

Le pétrole, lui, est au cœur des tensions. Les stocks des pays de l’OCDE sont au plus bas depuis 1990. La faute au verrouillage du détroit d’Ormuz par l’Iran depuis fin février. Ce passage stratégique est un goulot d’étranglement pour le brut mondial. Mais des signes d’apaisement apparaissent. Trois pétroliers iraniens ont franchi le blocus américain, transportant près de 4 millions de barils. Les premières exportations de Téhéran depuis deux mois. Le baril de Brent est repassé sous les 80 dollars, même s’il reste sous pression à cause de la situation au Liban. L’annonce de Trump d’une réouverture complète du détroit d’Ormuz après la signature est très attendue. Reste une question épineuse l’Iran veut imposer des frais de service au passage des navires. Washington s’y oppose. Les deux camps ont deux mois après la signature pour régler ce genre de détails, ainsi que les sujets les plus sensibles comme le nucléaire iranien et les sanctions américaines. La cérémonie de vendredi en Suisse, dans un hôtel de luxe surplombant le lac de Lucerne, rassemblera le négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, le vice-président américain JD Vance et peut-être même Donald Trump. Le protocole d’accord d’une page et demie est déjà signé électroniquement. Désormais, place aux vraies négociations.

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