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Un accord de paix entre l’Iran et les États-Unis annoncé sous 24 heures

Le Pakistan, qui joue les médiateurs, affirme qu’un texte de sortie de guerre est sur le point d’être signé. Mais Washington et Téhéran donnent des…

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Un accord de paix entre l’Iran et les États-Unis annoncé sous 24 heures

Le Pakistan, qui joue les médiateurs, affirme qu’un texte de sortie de guerre est sur le point d’être signé. Mais Washington et Téhéran donnent des versions très différentes de ce compromis.

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a créé la surprise ce samedi en déclarant que l’Iran et les États-Unis étaient “plus proches que jamais” d’un accord de paix. Selon lui, la signature pourrait intervenir dans les prochaines 24 heures, par voie électronique. Une annonce qui contraste avec les précautions des deux camps, qui parlent encore de discussions techniques et de désaccords persistants. Le chef de la diplomatie iranienne a lui-même prévenu que rien n’était définitif tant qu’un texte complet ne serait pas conclu.

Cette guerre, déclenchée fin février après des frappes américano-israéliennes, a embrasé tout le Moyen-Orient. Des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et une économie mondiale ébranlée par la fermeture du détroit d’Ormuz. Ce passage stratégique, où transite une grande partie du pétrole mondial, est au cœur des négociations. L’Iran en a le contrôle depuis le début du conflit, et les États-Unis exigent sa réouverture. En échange, Washington pourrait lever son blocus des ports iraniens.

Mais les versions divergent sur le fond. L’agence iranienne Mehr a publié ce qu’elle présente comme un projet en 14 points, incluant le droit à l’enrichissement d’uranium et le déblocage de 24 milliards de dollars d’avoirs gelés. De son côté, un haut responsable américain décrit un accord très différent. Il parle de “démantèlement” du programme nucléaire iranien et de destruction de l’uranium hautement enrichi. Pour Téhéran, il suffirait de diluer ces stocks à un taux inférieur à 5 %, ce qui serait insuffisant pour fabriquer une bombe.

La question des avoirs iraniens est un point sensible. Le vice-président américain JD Vance a été très clair, les fonds ne seront pas libérés simplement parce qu’un accord existe. L’Iran, dont l’économie est asphyxiée par des décennies de sanctions, attend au contraire ce dégel comme une bouffée d’oxygène. Autre dossier épineux, la situation du Liban. Washington voulait dissocier ce sujet des négociations, mais Téhéran a imposé qu’il soit inclus. Depuis mars, le Hezbollah et Israël s’affrontent, avec plus de 3 700 morts côté libanais.

Pendant que les diplomates peaufinent les détails, le peuple iranien, lui, regarde avec méfiance. “Personne ne se soucie des Iraniens”, confie un habitant de Téhéran. Il craint que ce compromis ne profite qu’au pouvoir, au détriment d’une population déjà épuisée par la guerre et les sanctions. Le président Trump, sous pression à l’approche des élections de mi-mandat, a lui-même critiqué des fuites qu’il juge trompeuses. La signature, si elle a vraiment lieu, ne sera peut-être que le début d’une longue et fragile trêve.

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