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Il a 19 ans, il vient de finir quatrième de son premier Tour de France, et son patron n’en revient toujours
Paul Seixas a créé la surprise sur la Grande Boucle 2026. À peine majeur, le Français a terminé au pied du podium, et son manager raconte comment l’équipe…


Paul Seixas a créé la surprise sur la Grande Boucle 2026. À peine majeur, le Français a terminé au pied du podium, et son manager raconte comment l’équipe a géré l’explosion de ce talent brut.
Sa première participation au Tour de France restera dans les mémoires. Paul Seixas, leader de la formation Decathlon-CMA CGM, a bouclé l’épreuve à la quatrième place du classement général, à plus de onze minutes de Tadej Pogacar. Pour un garçon de 19 ans qui découvrait la plus grande course du monde, le résultat est colossal. Sur les routes, il a décroché deux troisièmes places lors des 10e et 14e étapes, et s’est classé quatrième sur trois autres étapes. De quoi faire tourner les têtes.
Dominique Serieys, le patron de l’équipe, a livré son analyse dans un entretien. Il l’assume sans fard « C’est bien, mais on peut aller bien plus haut ». Il raconte surtout la force de caractère de son poulain. « Beaucoup nous conseillaient de ne pas l’aligner sur ce Tour, confie-t-il. Quand je vois sa dureté, je me dis que beaucoup de jeunes ne l’auraient pas terminé. Sa résilience est immense. » L’équipe a même un moment envisagé de viser le podium, pour déloger Isaac Del Toro. Mais le choix a été fait de laisser Seixas engranger de l’expérience sans le faire craquer. Une décision sage pour un coureur qui a tout l’avenir devant lui.
Maintenant, place au repos. Le Français est en vacances, éreinté par trois semaines d’effort. Mais la suite s’annonce déjà chargée. Il doit disputer le Grand Prix Cycliste de Québec et celui de Montréal, puis le Tour de Lombardie. Quant aux championnats du monde, la réflexion est en cours. Et il y a un autre sujet qui pèse. Son contrat, qui court jusqu’en 2027, sera discuté. Les discussions reprendront entre la mi-août et début septembre. Serieys se veut serein face aux équipes concurrentes qui tentent de le courtiser. « On n’a ni pression ni timing défini entre nous, assure-t-il. On croit être la meilleure équipe pour développer les talents. Il y a une écoute et des éléments rationnels lui donnant les garanties que c’est avec notre équipe qu’il pourra gagner. » La pépite française semble bien partie pour prolonger l’aventure.
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