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Trump voit une dernière chance pour l’Iran, Téhéran dément toute négociation

Le président américain assure que des discussions sont en cours avec les Iraniens, avec le soutien de plusieurs pays du Golfe. Téhéran balaie ces…

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Trump voit une dernière chance pour l'Iran, Téhéran dément toute négociation

Le président américain assure que des discussions sont en cours avec les Iraniens, avec le soutien de plusieurs pays du Golfe. Téhéran balaie ces affirmations et évoque seulement des pourparlers avec Oman sur le détroit d’Ormuz.

Donald Trump ne lâche rien. Depuis Washington, il a assuré lundi que des discussions avec l’Iran étaient en cours, malgré le démenti de Téhéran. Pour lui, c’est le tout dernier créneau offert aux Iraniens pour signer un texte avantageux. Il a aussi affirmé que ces échanges se tenaient à la demande de l’Iran, avec le soutien de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et du Qatar.

Le dossier central reste le détroit d’Ormuz, passage obligé pour une grande partie du pétrole mondial. Trump évoque une réouverture possible dès demain, et assure que ce passage est entièrement sous contrôle américain. Côté iranien, on dément fermement. Le porte-parole de la diplomatie, Esmaïl Baghaï, a martelé que son pays ne négociait pas avec les États-Unis, mais uniquement avec Oman pour sécuriser un couloir dans le détroit. La veille, il se disait même à deux doigts d’un accord avec le sultanat pour rouvrir cette route vitale, fermée depuis la fin du protocole d’entente américano-iranien début juillet. Téhéran, qui ne veut pas revenir à la situation d’avant-guerre, n’autorise pour l’instant qu’un seul itinéraire le long de ses côtes. Oman, qui avait irrité l’Iran en juin en ouvrant une route alternative, reste silencieux.

Entre les paroles apaisantes et les actes, le fossé reste béant. Trump a lié la suspension des frappes américaines à un accord rapide, tout en prévenant que le blocus des ports iraniens ne serait levé qu’avec une entente ou une reddition totale. Il y a quelques jours, il menaçait encore de frapper fort la République islamique. Dans la nuit de dimanche à lundi, une explosion près d’un pétrolier dans le détroit d’Ormuz a été rapportée. Pourtant, les marchés pétroliers semblent croire à une détente. Le baril de Brent a chuté de 4,8%, à 83,7 dollars, après être monté au-delà des 100 dollars fin juillet.

Le conflit, lancé fin février par une attaque américano-israélienne sur Téhéran, s’était calmé en avril avant de repartir début juillet. Des frappes massives contre les installations énergétiques iraniennes étaient de nouveau envisagées, mais Trump affirme avoir mis ce projet de côté à la demande de plusieurs pays du Golfe, persuadés qu’un accord est en train de se nouer. Téhéran qualifie ces propos de nouveau mensonge. Et la menace s’élargit aussi en mer Rouge, où les rebelles houthis, alliés de l’Iran, disent bloquer les navires saoudiens et revendiquent des attaques contre des pétroliers et des sites pétroliers du royaume.

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