Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Trump remet ça au dîner de la presse

Trois mois après une tentative d’assassinat, le président américain a participé au gala des correspondants à Washington. Entre attaques contre les…

Article

le

Trump remet ça au dîner de la presse

Trois mois après une tentative d’assassinat, le président américain a participé au gala des correspondants à Washington. Entre attaques contre les journalistes et plaisanteries sur un troisième mandat, il a réussi à choquer.

Vendredi dernier, Donald Trump a renoué avec une tradition qu’il avait boudée pendant des années. Mais ce retour au grand dîner de la presse n’avait rien d’un apéritif cordial. L’événement avait été reprogrammé après la fusillade d’avril, lorsqu’un homme armé avait tenté de s’introduire dans la salle du Washington Hilton. Cole Allen, un Californien de 31 ans, est aujourd’hui inculpé pour tentative d’assassinat. Il a plaidé non coupable. La sécurité était renforcée, les rues bloquées, et le patron du Secret Service supervisait l’arrivée des invités. Mais à l’intérieur du nouveau lieu, le Waldorf Astoria, l’ambiance était loin d’être apaisée.

Dans son discours d’une heure, Trump a commencé sur un ton presque conciliant avant de dégainer. Il a qualifié l’assemblée de « plus grand groupe de personnes atteintes du syndrome de délire anti-Trump jamais rassemblé ». Il s’en est pris aux démocrates, puis a relancé l’idée d’un troisième mandat, pourtant interdit par la Constitution. « Je plaisante », a-t-il assuré, avant d’enfiler une casquette « Trump 2028 ». Il a même évoqué son « intention de concourir pour un quatrième mandat ». Pour finir, il a dit son « immense respect » pour les journalistes présents, avant de lancer : « Quand je serai parti, vous serez tous fauchés. » Un mélange de provocation et de menace qui restera comme le mot de la fin.

Ce dîner, organisé par l’Association des correspondants de la Maison Blanche, avait été reprogrammé pour montrer que la violence ne l’emporte pas. Mais la soirée a surtout montré à quel point la relation entre Trump et les médias reste explosive. Le changement de lieu, du Hilton au Waldorf Astoria, et le format plus petit n’ont pas adouci le ton. Sean Curran, le chef du Secret Service, a prévenu en amont que le niveau des menaces contre les hauts responsables américains est aujourd’hui « plus important que tout ce qu’il a jamais vu ». Le dîner s’est voulu intime, mais les tensions, elles, étaient grandes ouvertes.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus