Économie
Trump contre-attaque après un accord avec l’Iran qui fait polémique
Le président américain signe un texte jugé très favorable à Téhéran, sans régler la question nucléaire. Ses adversaires crient à la faiblesse, lui répond…


Le président américain signe un texte jugé très favorable à Téhéran, sans régler la question nucléaire. Ses adversaires crient à la faiblesse, lui répond par des attaques et un record boursier.
Donald Trump ne cache pas son mépris pour ceux qui critiquent l’accord historique signé avec l’Iran. Sur son réseau Truth Social, il traite ses opposants d’imbéciles, de jaloux ou de malhonnêtes. Selon lui, la preuve est dans les chiffres la Bourse américaine atteint des sommets et le pétrole chute. Pourtant, le texte final laisse un goût amer à beaucoup d’observateurs. Les sanctions sur le pétrole iranien sont suspendues. Les avoirs bloqués à l’étranger doivent être dégelés. Mais le nucléaire, sujet central du conflit, est renvoyé à des discussions futures qui débutent ce vendredi en Suisse.
La signature s’est déroulée dans un cadre solennel le château de Versailles, sous les ors de la République française. Trump a paraphé le protocole, tandis que le président iranien Massoud Pezeshkian faisait de même à distance. De l’autre côté, on parle de document historique et d’échec américain. Le Hezbollah libanais, allié de Téhéran, crie aussi victoire et appelle à chasser Israël du Liban. Les combats continuent là-bas, même s’ils ont perdu en intensité. L’accord inclut d’ailleurs une clause sur le front libanais, ce que le Hezbollah salue comme une avancée majeure.
Le plus dur reste à venir. Dans les soixante prochains jours, les deux camps doivent négocier le sort du programme nucléaire iranien. Le texte prévoit une dilution de l’uranium hautement enrichi sous contrôle de l’AIEA. Une victoire pour certains, une promesse floue pour d’autres. Par ailleurs, si un accord définitif aboutit, les États-Unis faciliteront un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars pour l’Iran, sans y mettre un centime. Le G7, réuni en France, parle d’opportunité historique, mais la question des missiles iraniens reste absente des discussions. Le détroit d’Ormuz, lui, doit rouvrir rapidement, faisant chuter le prix du baril. Mais l’équilibre est fragile, et les critiques ne désarment pas.
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