Économie
Partir étudier loin de chez soi, une addition qui peut dépasser 5 000 euros dès le premier mois
L’installation d’un enfant dans une autre ville pour ses études ne se résume pas à un loyer ou un ordinateur. C’est une cascade de dépenses qui tombent en…


L’installation d’un enfant dans une autre ville pour ses études ne se résume pas à un loyer ou un ordinateur. C’est une cascade de dépenses qui tombent en même temps, et qui peut faire grimper la facture bien plus haut que prévu.
Le premier piège, c’est de penser qu’il suffit de payer un loyer. En réalité, le départ pour les études supérieures provoque une avalanche de frais simultanés. Dépôt de garantie, premier mois de location, assurance habitation, frais d’inscription, équipement du logement, courses de départ, transports, abonnement internet, parfois mutuelle et matériel pédagogique. Pour ne pas se faire surprendre, le bon réflexe est de raisonner en deux temps. D’abord le budget du premier mois, souvent le plus lourd. Ensuite le budget mensuel à tenir une fois la rentrée passée. Selon la Fédération des associations générales étudiantes, les frais spécifiques de rentrée 2025 atteignaient en moyenne 1 986 euros pour un étudiant non boursier, avec des frais de vie courante mensuels autour de 1 238 euros.
Le logement reste le poste qui change tout. Une chambre en résidence universitaire ou en colocation peut contenir la facture, tandis qu’un studio dans une grande ville la fait exploser. Au loyer s’ajoutent le dépôt de garantie, l’assurance habitation, les frais d’agence, l’ouverture des contrats d’énergie et quelques achats indispensables. Pour une première installation dans le privé, il faut souvent prévoir au minimum deux à trois mois de loyer disponibles au départ, avant même de parler de meubles ou de vie quotidienne. Vient ensuite l’équipement du logement, souvent sous-estimé. Dans un meublé, il manque vite du linge de lit, une couette, des serviettes, quelques ustensiles, une lampe, une poubelle ou du petit électroménager. Dans un logement vide, la note peut changer d’échelle. Un lit, une table, des chaises, un réfrigérateur, des plaques de cuisson, de la vaisselle et des rangements peuvent représenter entre 1 000 et 2 000 euros, selon qu’on achète neuf, d’occasion ou qu’on récupère une partie de l’équipement familial. La seconde main, la colocation et les logements déjà équipés restent les meilleurs leviers pour alléger la première facture.
Les frais récurrents pèsent aussi sur toute l’année étudiante. À l’université, les droits d’inscription restent encadrés mais augmentent chaque année. Pour 2025-2026, ils s’élevaient à 178 euros en licence, 254 euros en master et 397 euros en doctorat. Il faut y ajouter la Contribution de vie étudiante et de campus, les livres, les fournitures, un ordinateur ou des logiciels selon la filière. Dans le privé, la note devient beaucoup plus lourde, avec des frais qui peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros par an. Une fois installé, l’étudiant doit tenir son budget chaque mois. L’alimentation peut représenter 200 à 350 euros selon la ville et la capacité à cuisiner. Depuis mai 2026, le repas à 1 euro est proposé à tous les étudiants dans les restaurants Crous, sous réserve d’utiliser un compte Izly actif, ce qui soulage vraiment les dépenses alimentaires. Il faut ensuite compter les transports, le téléphone, internet, les produits d’hgiène, quelques vêtements, les sorties et les allers-retours vers le domicile familial. Hors frais de scolarité élevés, un budget global de 900 à 1 400 euros par mois est une base réaliste pour un étudiant logé hors du foyer, avec de fortes variations selon la ville.
L’anticipation bancaire peut aussi faciliter cette transition. Avant même le départ, BoursoBank permet aux parents clients d’ouvrir une offre 10-17 à leur adolescent, accessible de 10 ans à 17 ans et demi, avec un compte, un RIB, une carte et une application mobile. Le parent garde la main sur les plafonds, les virements, l’accès à l’épargne et le suivi du compte, tandis que l’adolescent apprend progressivement à gérer ses dépenses. Pour préparer le financement, BoursoBank propose aussi plusieurs solutions pour mineurs, comme le Livret A Jeune, le Livret Bourso+ Jeune ou l’assurance vie mineur. Le Livret Bourso+ Jeune, par exemple, est plafonné à 10 000 euros, avec des versements et retraits libres, sans frais d’ouverture ni de gestion, et une rémunération brute de 2,40 % au 15 mars 2026, susceptible d’évolution. Au total, pour un enfant qui part étudier loin de chez lui, une première installation peut facilement demander entre 3 000 et 5 000 euros au démarrage, puis environ 10 000 à 15 000 euros sur une année universitaire, selon le logement, la ville et le type d’études. Le bon réflexe consiste à bâtir un budget en trois colonnes. Ce qui est obligatoire dès septembre, ce qui reviendra chaque mois, et ce qui peut être financé par l’épargne, un job étudiant ou un prêt. L’objectif n’est pas seulement de payer la rentrée, mais d’éviter que chaque imprévu devienne une urgence familiale. C’est souvent cette préparation, plus que le montant exact mis de côté, qui rend l’installation vraiment plus sereine.
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