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Un peu moins de chômage au Royaume-Uni, mais les jeunes restent sur le carreau

Le taux de chômage britannique a légèrement baissé à 4,9 % sur les trois mois jusqu’à fin avril. Pourtant, les offres d’emploi s’effondrent et le chômage…

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Un peu moins de chômage au Royaume-Uni, mais les jeunes restent sur le carreau

Le taux de chômage britannique a légèrement baissé à 4,9 % sur les trois mois jusqu’à fin avril. Pourtant, les offres d’emploi s’effondrent et le chômage des jeunes flirte toujours avec les 16 %, un record qui fait craindre le pire pour toute une génération.

Cette petite amélioration ne doit pas faire illusion. Le marché du travail britannique ressemble à un moteur qui tousse. Les entreprises hésitent à embaucher, les postes vacants continuent de diminuer et les salaires de base dans le privé n’ont jamais augmenté aussi lentement depuis cinq ans et demi. Derrière ces chiffres, les experts voient une prudence grandissante : les employeurs serrent les freins, pressés par des coûts de main-d’œuvre trop lourds. Et les perspectives ne sont pas réjouissantes. Les chambres de commerce locales anticipent déjà un taux de chômage à 5,2 % d’ici Noël, si l’économie ne redémarre pas.

Le vrai point noir, ce sont les jeunes. Les 16-24 ans sont les grands oubliés de cette légère embellie. Leur taux de chômage reste stable, mais à un niveau très élevé, au-dessus de 16 %. Un rapport récent alertait même sur le risque de voir émerger une « génération perdue » au Royaume-Uni. Décrocher son premier emploi est devenu un parcours du combattant. Les recrutements de débutants sont en chute libre, et les employeurs deviennent plus exigeants. Pour ces jeunes, l’entrée dans la vie active se transforme en impasse.

Ce marché du travail atone s’inscrit dans une économie qui patine. En avril, le produit intérieur brut britannique a reculé de 0,1 %, une première depuis des mois. La faiblesse de la croissance et la persistance d’une inflation à 2,8 % mettent la Banque d’Angleterre sous pression. Elle doit annoncer sa décision sur les taux directeurs, et tout le monde s’attend à un statu quo. Mais sans un vrai coup de pouce, ni les entreprises ni les jeunes ne devraient voir le bout du tunnel.

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