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L’heure est grave pour les plateformes de livraison en Chine

Pékin veut mettre fin aux prix cassés qui ruinent les petits commerçants et exploitent les livreurs. De nouvelles règles viennent d’être proposées pour…

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L'heure est grave pour les plateformes de livraison en Chine

Pékin veut mettre fin aux prix cassés qui ruinent les petits commerçants et exploitent les livreurs. De nouvelles règles viennent d’être proposées pour encadrer la concurrence dans le secteur._

En Chine, les géants de la livraison de repas se livrent une guerre sans merci. Résultat, des prix toujours plus bas, des commandes gonflées artificiellement et des commerçants pris à la gorge. Pour remettre de l’ordre, l’Administration d’État pour la régulation du marché a présenté cette semaine un projet de réglementation. Objectif, stopper ces pratiques qui faussent le jeu. Les plateformes ne pourront plus utiliser leur pouvoir d’attraction pour forcer les vendeurs à baisser leurs tarifs, ni leur faire supporter le coût de ces stratégies agressives. Les livreurs aussi sont concernés. Le régulateur est clair, ces méthodes nuisent à tout le monde, aux commerçants, aux coursiers, aux consommateurs, et sapent l’économie réelle.

Ce coup de frein intervient alors que les grandes plateformes comme Meituan, Taobao ou JD.com font travailler des millions de livreurs. La concurrence est tellement féroce qu’elle a créé une véritable course aux prix les plus bas. Mais ce modèle commence à montrer ses limites. En tirant les prix vers le bas, les plateformes étranglent les petits restaurateurs qui n’ont pas les moyens de suivre. Et les livreurs, eux, trinquent aussi. Le gouvernement chinois veut relancer la consommation intérieure, qui patine. Pour ça, il a besoin d’un marché sain et équilibré, pas d’une guerre d’usure.

Les plateformes, elles, jouent le jeu. Meituan a déjà dit soutenir fermement ces propositions et promet de coopérer. Taobao et JD.com ont emboîté le pas. Le projet est soumis à consultation publique jusqu’au 17 juillet. Ce n’est pas la première mesure du genre. Depuis le 1er juin, la Chine a déjà imposé des règles contre le commerce alimentaire fantôme. Désormais, les vendeurs de repas doivent avoir un vrai point de vente physique. Fini les cuisines virtuelles sans local qui prospéraient dans l’ombre des applis. Le signal est clair, Pékin veut réguler un secteur devenu fou.

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