Économie
Le texte de l’accord américano-iranien enfin rendu public
Les détails de l’accord qui doit mettre fin au conflit entre l’Iran et les États-Unis ont été dévoilés mercredi. Téhéran s’engage à diluer son uranium et…

Les détails de l’accord qui doit mettre fin au conflit entre l’Iran et les États-Unis ont été dévoilés mercredi. Téhéran s’engage à diluer son uranium et à rouvrir le détroit d’Ormuz, en échange d’une levée des sanctions et d’un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars.
Mercredi, les deux pays ont levé le voile sur leur protocole d’accord. Ce texte doit être signé vendredi en Suisse, peut-être même dès jeudi selon le président américain. L’objectif est clair : mettre un terme au conflit déclenché fin février, qui a opposé les États-Unis et Israël à l’Iran et fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.
Concrètement, l’Iran accepte de diluer son uranium enrichi sur place, sous le contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique. En contrepartie, les États-Unis suspendent dès la signature leurs sanctions sur le pétrole iranien. Si un accord définitif est conclu dans les 60 jours, toutes les sanctions sont levées. Washington promet aussi de débloquer, avec ses alliés du Golfe, un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l’Iran. Sans mettre un dollar américain, précise-t-on. Autre point crucial : Téhéran doit rétablir la libre circulation dans le détroit d’Ormuz dans un délai de 30 jours. Un enjeu majeur pour l’économie mondiale, alors que le blocage du détroit faisait monter les prix du pétrole.
Cet accord inclut aussi le front libanais. Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a salué une « grande victoire » pour l’Iran. Il a remercié Téhéran d’avoir insisté pour intégrer le Liban dans les négociations. Dans un message télévisé, il a même appelé à « expulser Israël » du Liban et à stopper les discussions directes avec l’État hébreu. De son côté, la Chine a estimé « essentiel » que toutes les parties appliquent scrupuleusement l’accord et évitent les ingérences. Pékin, gros importateur de pétrole du Golfe, insiste pour que la navigation dans le détroit d’Ormuz soit « correctement gérée ». Les cours du brut ont brièvement bondi de 5% mercredi, signe de la nervosité des marchés avant cette signature historique.
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