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Le PDG de TotalEnergies sort les compteurs pour répondre aux critiques sur ses impôts

Auditionné à l’Assemblée nationale, Patrick Pouyanné a défendu son groupe face aux accusations d’optimisation fiscale. Il assure que TotalEnergies paie…

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Le PDG de TotalEnergies sort les compteurs pour répondre aux critiques sur ses impôts

Auditionné à l’Assemblée nationale, Patrick Pouyanné a défendu son groupe face aux accusations d’optimisation fiscale. Il assure que TotalEnergies paie déjà des impôts massifs ailleurs dans le monde.

Pendant plus de deux heures, le patron de TotalEnergies a répondu aux députés mercredi. La commission des finances voulait comprendre pourquoi un géant du pétrole réalise des milliards de bénéfices mondiaux mais paie si peu d’impôt sur les sociétés en France. Une question qui revient sur la table à chaque flambée des prix du carburant. Et depuis le conflit au Moyen-Orient, les revenus du groupe ont encore grimpé. La gauche réclame une taxation des superprofits, une mesure que le gouvernement n’a pas retenue jusqu’ici.

Patrick Pouyanné a reconnu que certaines années, le groupe ne verse quasiment pas d’impôt sur les sociétés dans l’Hexagone. Mais il assure que ce n’est pas le fruit d’une stratégie d’évitement. Selon lui, les profits sont réalisés là où TotalEnergies extrait le pétrole et le gaz, pas en France. Le raffinage et la pétrochimie, ses principales activités sur le territoire, sont peu rentables à cause de la concurrence. À l’échelle mondiale, le groupe affirme avoir versé 100 milliards de dollars en impôts et taxes entre 2022 et 2025, avec un taux moyen d’imposition de 43% bien supérieur au taux français de 25%. « Si je voulais faire de l’optimisation fiscale, je chercherais plutôt à rapatrier des résultats sur la France », a-t-il ironisé devant les députés.

Le débat s’est également enflammé autour du plafonnement des prix à la pompe, une mesure que TotalEnergies applique volontairement depuis le début de la guerre en Ukraine. Le PDG a estimé que cela a coûté près de 200 millions d’euros au groupe, un manque à gagner qu’il juge suffisant pour justifier de ne pas être soumis à une taxe exceptionnelle supplémentaire. « On ne peut pas vouloir nous prendre deux fois le même argent », a-t-il lancé face à Eric Coquerel, le président de la commission. Il a aussi répété que si l’État décidait de surtaxer ses bénéfices, il pourrait retirer ce dispositif de plafonnement. Pour lui, cette contribution volontaire est inédite pour une entreprise pétrolière et mérite d’être reconnue.

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1 Commentaire

1 Commentaire

  1. yakamalegends

    17 juin 2026 at 22 h 00 min

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