Monde
Trump annule les frappes et annonce un accord avec l Iran qui reste à signer
Le président américain a suspendu des bombardements prévus jeudi soir, assurant avoir conclu un accord fructueux avec Téhéran. Mais les Iraniens tempèrent…


Le président américain a suspendu des bombardements prévus jeudi soir, assurant avoir conclu un accord fructueux avec Téhéran. Mais les Iraniens tempèrent l’enthousiasme de la Maison Blanche.
Donald Trump a créé la surprise jeudi en annonçant l’annulation de frappes américaines qui devaient viser l’Iran dans la nuit. Depuis le Bureau ovale, il a affirmé avoir trouvé un très bon accord pour mettre fin au conflit. Il a même évoqué une signature possible en Europe dès ce week end, en présence de son vice-président JD Vance. Selon lui, le guide suprême iranien aurait validé ce qu’il appelle un accord cadre très solide. Mais sur le fond, peu de détails. Trump a seulement précisé que le détroit d’Ormuz rouvrirait immédiatement après la signature et que l’Iran renoncerait à l’arme nucléaire. Le bureau de Benjamin Netanyahu a ajouté que l’accord inclurait l’élimination de l’uranium enrichi.
Côté iranien, la réponse est bien plus prudente. Le principal négociateur Mohammad Bagher Ghalibaf a dénoncé des décisions impulsives et inadaptées des États Unis. Il a même parlé d’un bourbier sans fin pour Washington si les menaces continuaient. Téhéran assure ne pas avoir encore décidé s’il signerait cet accord. Cette volte face américaine n’est pas une première. Trump avait déjà promis un accord imminent à plusieurs reprises ces dernières semaines, avant de changer de ton. Cette fois, il a même écrit sur son réseau Truth Social que les discussions avaient été approuvées par les hautes autorités iraniennes et qu’il avait donc annulé les bombardements prévus.
Le conflit reste pourtant très actif. L’armée américaine a mené des frappes contre des installations iraniennes de surveillance et de défense aérienne. Trois personnes ont été blessées selon les médias locaux. En représailles, l’Iran a tiré des missiles vers une base américaine en Jordanie, tous interceptés, et a visé les monarchies du Golfe avec des drones. À Bahreïn, une enfant a été blessée par des débris. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième du pétrole mondial en temps normal, reste fermé par les Iraniens. Les États Unis imposent en retour un blocus des ports iraniens. L’annonce d’un accord a tout de même fait baisser les cours du pétrole, le baril de Brent repassant juste au dessus des 90 dollars. Mais sur le terrain, la méfiance domine. Le Pakistan, principal médiateur, juge difficile de rester optimiste.
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