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Sous 40°C, 6 000 personnes défilent pour leurs droits à Strasbourg

Malgré une canicule écrasante, la marche des fiertés LGBT+ a rassemblé une foule déterminée. Entre jets d’eau et slogans, les participants ont rappelé une…

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Sous 40°C, 6 000 personnes défilent pour leurs droits à Strasbourg

Malgré une canicule écrasante, la marche des fiertés LGBT+ a rassemblé une foule déterminée. Entre jets d’eau et slogans, les participants ont rappelé une urgence : la hausse des violences homophobes.

Samedi 20 juin 2026, à Strasbourg, le thermomètre affichait des températures suffocantes. Pourtant, près de 6 000 personnes ont bravé la chaleur pour défiler dans les rues de la ville. Le cortège, majoritairement composé de jeunes, s’est adapté tant bien que mal. Éventails en main, certains dansaient sous les jets de pistolets à eau lancés depuis des camions équipés de sono. Le président de l’association organisatrice FestiQueer, Mathieu Wurtz, a multiplié les appels à l’hydratation. Le parcours a même été raccourci pour éviter les coups de chaud.

Frédéric, 25 ans, torse nu et drapeau arc-en-ciel autour du cou, résume l’état d’esprit général. « Il fait super chaud, mais je n’aurais pas manqué ça. L’ambiance est super », confie-t-il. Avant d’ajouter une raison plus grave : « Les agressions se multiplient contre nous, on doit montrer qu’on résiste ! » Cette édition 2026 de la « Marche des visibilités » portait en effet des revendications claires. Être soi, répétait Mathieu Wurtz, ne devrait jamais être un combat. Pourtant, le contexte national et international reste tendu.

La maire socialiste de Strasbourg, Catherine Trautmann, présente au départ du cortège, a réaffirmé l’engagement de sa ville. « Strasbourg, ville des droits humains, assumera ses responsabilités », a-t-elle déclaré, avant de saluer la foule venue « montrer que notre société doit entendre la volonté d’avoir une égalité réelle de droits ». Elle s’est ensuite prêtée aux selfies, symbole d’une mobilisation joyeuse mais vigilante. Car cette 24e marche s’est déroulée dans un climat alourdi par les violences. Les organisateurs ont notamment évoqué le meurtre récent de Noahm, à Metz, dont la possible motivation homophobe fait l’objet d’une enquête. Un rappel que la fête ne fait pas oublier l’urgence.

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