Économie
L’Iran verrouille le détroit d’Ormuz et envoie des négociateurs en Suisse
Téhéran durcit le ton en fermant ce passage stratégique pour protester contre les frappes israéliennes au Liban, mais maintient le dialogue avec…


Téhéran durcit le ton en fermant ce passage stratégique pour protester contre les frappes israéliennes au Liban, mais maintient le dialogue avec Washington. Des discussions techniques débutent dimanche près de Lucerne.
Le détroit d’Ormuz, par où transite environ un cinquième du pétrole mondial, est à nouveau bloqué par l’Iran. L’armée iranienne a annoncé cette décision samedi, la présentant comme une première riposte aux violations israéliennes au Liban. Le commandement militaire précise que d’autres mesures pourraient suivre si l’ennemi ne respecte pas ses engagements. Ce verrouillage n’est pas une surprise. Au début de la guerre en février, Téhéran avait déjà fermé cette porte maritime, provoquant une flambée des prix du pétrole et des pénuries. Sa réouverture était justement l’un des points clés du protocole d’accord irano-américain signé mercredi.
Pourtant, sur le terrain libanais, la trêve ne tient pas. Malgré un nouveau cessez-le-feu annoncé vendredi, les combats entre Israël et le Hezbollah continuent. Samedi, au moins 24 personnes ont été tuées par les opérations israéliennes dans le sud du Liban, après 83 morts la veille. Depuis le début du conflit le 2 mars, le ministère libanais de la Santé recense plus de 4.057 morts. Israël affirme viser des positions du Hezbollah en représailles à des tirs de roquettes, tandis que le mouvement chiite accuse l’armée israélienne d’étendre son occupation et promet de ne pas tolérer ces violations.
En parallèle, l’Iran envoie une délégation en Suisse pour des discussions techniques avec les Américains. Les négociateurs iraniens sont partis samedi pour Bürgenstock, près du lac de Lucerne. Le vice-président américain JD Vance, l’émissaire Steve Witkoff et Jared Kushner sont déjà sur place. Ces pourparlers doivent durer 60 jours et porter sur le programme nucléaire iranien. Mais le porte-parole de la diplomatie iranienne prévient que le protocole initial sera en danger si ses dispositions ne sont pas appliquées rapidement. Le Pakistan et le Qatar jouent les médiateurs. Pendant ce temps, les habitants du sud du Liban vivent dans la peur, prêts à fuir à nouveau, en attendant une décision sérieuse pour mettre fin à la guerre.
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