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Pour les poulets, la canicule se combat à l’ombre et à l’aube

Dans la Sarthe, les éleveurs changent les habitudes de leurs volailles pour les aider à supporter les grosses chaleurs. La solution tient en trois mots…

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Pour les poulets, la canicule se combat à l’ombre et à l’aube

Dans la Sarthe, les éleveurs changent les habitudes de leurs volailles pour les aider à supporter les grosses chaleurs. La solution tient en trois mots sieste, repas décalés et beaucoup d’arbres.

Les poulets ne transpirent pas. Quand le mercure grimpe, ils ouvrent le bec et hyperventilent pour évacuer la chaleur. Leur température idéale se situe entre 20 et 22 degrés. Au delà de 35 degrés, la situation devient critique. C’est ce qu’explique Martine Cottin, vétérinaire qui suit un millier d’élevages dans la région. Son message est simple il faut copier ce qu’on ferait pour soi même. Donner à manger tôt le matin ou tard le soir pour éviter la digestion en pleine chaleur. Laisser les oiseaux se reposer l’après midi à l’ombre. Et surtout ne pas les déranger pendant les heures les plus chaudes.

Dans les élevages intensifs, on installe des ventilateurs géants et des brumisateurs pour éviter la surchauffe. Mais dans le système des Fermiers de Loué, la nature fait une grande partie du travail. Les poulets ont accès à des prairies et à des arbres plantés spécialement pour eux. Sous les bosquets, la température descend de trois à quatre degrés par rapport à l’extérieur. L’air circule mieux et les volailles peuvent souffler. Amaury David, éleveur à Auvers le Hamon, applique ces consignes à la lettre. Il ouvre les portes de son poulailler vingt quatre heures sur vingt quatre. Ses poulets roux et blancs se rassemblent sous les arbres voisins. Les clôtures électriques, dit il en souriant, ne servent plus qu’à protéger des renards.

Les cochons non plus ne transpirent pas. En Bretagne, où se produit plus de la moitié du porc français, la chaleur pose problème. Dans une porcherie, la température idéale avoisine les 23 degrés. Au delà, les animaux subissent un stress thermique qui ralentit leur croissance, allonge l’engraissement et réduit la fertilité. Dans les cas les plus graves, des mortalités surviennent et les pertes peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros. Les éleveurs porcins misent sur la ventilation, la brumisation et des systèmes de refroidissement dans les entrées d’air. Comme pour les poulets, l’anticipation reste le meilleur bouclier face à des canicules qui s’allongent et s’intensifient.

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