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Sénégal : Juan Branco écroué à Dakar après des accusations d’attentat et de complot

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Sénégal : Arrestation de l'avocat Juan Branco, accusé de complot et d'attentat
Juan Branco

L’avocat Juan Branco a été arrêté samedi 5 août à Rosso, à la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie, d’après un responsable de la police sénégalaise. Interpellé côté mauritanien, il a été extradé dans l’après-midi vers le Sénégal et inculpé pour complot contre l’État.

L’avocat franco-espagnol Juan Branco, célèbre pour son rôle dans la défense de l’opposant sénégalais Ousmane Sonko, a été inculpé et écroué dimanche matin à Dakar après son arrestation en Mauritanie voisine, ont rapporté des avocats. Cet événement marque un nouveau tournant dans la procédure judiciaire engagée contre lui au Sénégal.

Me Branco aurait refusé toute assistance depuis son arrestation et a choisi de garder le silence, même devant le juge qui l’a inculpé. Il a également décidé de ne pas se nourrir ni boire, suscitant des inquiétudes concernant son état de santé, selon Me Ciré Clédor Ly, l’un des avocats présents à son arrivée à Dakar après son transfert de Mauritanie.

Les charges retenues contre Juan Branco sont extrêmement graves, incluant des accusations d’attentat, de complot, de diffusion de fausses nouvelles et d’actes visant à compromettre la sécurité publique ou à provoquer des troubles politiques sérieux, selon Me Ciré Clédor Ly et les avocats parisiens de Me Branco.

L’attentat, qui figure parmi les accusations, est passible d’une peine allant jusqu’à la réclusion à perpétuité, a précisé Me Ciré Clédor Ly. L’avocat a été placé en détention dans une prison située dans le centre de Dakar.

Les avocats français de Juan Branco ont vivement réagi aux charges portées contre leur client, affirmant qu’elles révélaient le véritable objectif de la procédure, à savoir mettre fin à ses combats judiciaires. Ils ont annoncé leur intention de saisir immédiatement le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire pour contester cette procédure qu’ils considèrent comme une atteinte grave aux libertés individuelles.

Juan Branco s’était fait un nom au Sénégal en rejoignant la défense d’Ousmane Sonko, un opposant politique engagé dans des confrontations avec le pouvoir et la justice depuis 2021, entraînant des épisodes de violences meurtrières.

En juin, l’avocat avait attiré l’attention en déposant une plainte en France et en saisissant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye contre le président sénégalais Macky Sall pour des accusations de « crimes contre l’humanité », à un moment où le pays traversait une période de troubles majeurs. Depuis mi-juillet, il faisait l’objet d’une enquête de la justice sénégalaise et d’un mandat d’arrêt international.

Après avoir fait une apparition aux côtés des avocats sénégalais d’Ousmane Sonko lors de son arrivée au Sénégal, Juan Branco a été arrêté en Mauritanie à la suite de recherches intensives et remis aux autorités sénégalaises.

Le ministre de l’Intérieur Antoine Abdoulaye Félix Diome a lui-même annoncé son arrestation lors d’un débat à l’Assemblée nationale, témoignant de l’importance accordée à cette affaire.

Me Branco a déclaré avoir été « kidnappé » par des hommes encagoulés et non identifiables, qui l’auraient également blessé aux poignets, selon Me Ciré Clédor Ly.

Pour rappel, Ousmane Sonko, candidat à l’élection présidentielle de 2024, avait été arrêté et incarcéré fin juillet à Dakar, faisant face à diverses accusations, dont des appels à l’insurrection. Son parti politique a été dissous à la suite de ces événements.

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Ukraine : Zelensky favorable à une participation russe à un sommet pour la paix

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Ukraine : Zelensky favorable à une participation russe à un sommet pour la paix

Pour la première fois, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est déclaré favorable à la participation de représentants russes à un prochain sommet pour la paix. Il reste confiant quant au soutien des États-Unis, même en cas de retour au pouvoir de Donald Trump.

Lundi 15 juillet, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a surpris en se déclarant ouvert à la participation de la Russie à un futur sommet pour la paix, organisé par Kiev. Lors d’une conférence de presse, il a affirmé que des représentants russes devraient participer à ce deuxième sommet, espérant qu’un plan puisse être prêt en novembre. Zelensky n’a pas évoqué l’arrêt des hostilités, mais l’établissement d’un plan sur trois sujets : la sécurité énergétique de l’Ukraine, la libre navigation en mer Noire et les échanges de prisonniers.

C’est la première fois que Zelensky envisage des discussions avec la Russie sans exiger un retrait préalable des forces russes du territoire ukrainien. Par le passé, il avait refusé toute négociation tant que Vladimir Poutine resterait au pouvoir, allant jusqu’à signer un décret rendant illégales de telles discussions.

Le premier sommet pour la paix en Ukraine, organisé en Suisse en juin, avait rassemblé une centaine de pays, sans la Russie et sans la Chine, alliée de Moscou. En 2022, l’Ukraine avait proposé un plan de paix en dix points, soutenu par l’Occident et impliquant le retrait des forces russes, une proposition rejetée par Moscou.

Volodymyr Zelensky a également affirmé ne pas craindre une éventuelle réélection de Donald Trump à la présidence américaine, malgré les incertitudes que cela pourrait entraîner sur le soutien de Washington à Kiev. « Je pense que si Donald Trump devient président, nous travaillerons ensemble. Je n’ai pas peur », a-t-il déclaré.

La perspective d’une victoire de Trump en novembre soulève des questions sur la continuité du soutien américain à l’Ukraine. Trump a laissé entendre qu’il mettrait fin rapidement au conflit s’il revenait à la Maison-Blanche, ce qui pourrait contraindre Kiev à négocier dans une position défavorable. Actuellement, près de 20% du territoire ukrainien est encore occupé par la Russie.

Cependant, Zelensky a souligné le soutien significatif du parti républicain aux États-Unis, affirmant que la majorité de ce parti soutient l’Ukraine. Il a récemment rencontré de nombreux élus républicains et noté que certains dirigeants républicains avaient des positions plus radicales que Trump lui-même.

En somme, le président ukrainien se montre ouvert à de nouvelles discussions pour la paix, tout en restant confiant quant au soutien international à son pays, indépendamment des changements politiques à venir aux États-Unis.

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États-Unis : la tentative d’assassinat contre Trump perturbe la campagne de Joe Biden

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États-Unis : la tentative d'assassinat contre Trump perturbe la campagne de Joe Biden

La tentative d’assassinat de Donald Trump a obligé le président Joe Biden à modérer ses attaques contre son adversaire républicain, tout en offrant un répit face aux critiques concernant son âge et sa santé.

La campagne présidentielle de Joe Biden a pris un tournant inattendu suite à la tentative d’assassinat de Donald Trump. Le président démocrate a reconnu lundi avoir fait une « erreur » en appelant à « cibler » Trump lors d’un appel avec des donateurs, quelques jours avant l’attaque contre son rival républicain. Dans une interview à NBC, Biden a précisé qu’il voulait dire « concentrez-vous sur lui, sur ce qu’il fait ».

Dans un contexte politique tendu, M. Biden a souligné dimanche soir la nécessité de « faire baisser la température de notre vie politique ». Des républicains ont accusé Biden d’avoir contribué à un climat politique violent ayant conduit à l’attaque contre Trump. En réponse, Biden a déclaré : « Je n’ai pas eu recours à cette rhétorique. Mon rival parle d’une boucherie s’il perd. »

La porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, a affirmé qu’il est « acceptable de parler des actions et de la personnalité de quelqu’un ». Cependant, l’équipe de campagne de Biden a dû ajuster le ton de ses critiques, limitant ainsi un angle d’attaque majeur : présenter Trump comme une menace pour la démocratie américaine. Karen Tumulty, chroniqueuse au Washington Post, estime que ce moment est particulièrement inopportun pour Biden, qui doit redéfinir sa stratégie face à Trump.

Biden a insisté sur l’importance de parler des dangers posés par Trump : « Comment parlez-vous de la menace sur notre démocratie, qui est réelle quand un président dit des choses comme il dit ? Vous ne dites rien juste parce que cela pourrait inciter quelqu’un ? »

La tentative d’assassinat pourrait également aider Biden, 81 ans, en détournant l’attention des préoccupations sur ses capacités à assurer un nouveau mandat. Après l’attaque, Biden a adopté un ton présidentiel, s’adressant à la nation dimanche, une intervention rare depuis son bureau ovale. Lundi, il a déclaré à NBC que son « acuité mentale est sacrément bonne » et a souligné ses réalisations en trois ans et demi de mandat, tout en reconnaissant que les inquiétudes sur son âge sont légitimes.

Les appels à ce que Biden se retire de la course à la présidentielle se sont calmés depuis l’attaque contre Trump. Peter Loge, politologue à l’Université George Washington, a déclaré que cet événement « donne à Biden un peu de temps » et change la donne pour ceux qui demandaient son retrait.

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États-Unis: Donald Trump victime d’une tentative d’assassinat en Pennsylvanie

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États-Unis: Donald Trump victime d’une tentative d’assassinat en Pennsylvanie

Donald Trump, candidat à la présidence des États-Unis, a été blessé par un tir lors d’un meeting à Butler, Pennsylvanie. Touché à l’oreille, il a rapidement repris son discours sous les acclamations de ses partisans.

Donald Trump a été la cible d’une tentative d’assassinat lors d’un meeting à Butler, en Pennsylvanie. Alors qu’il venait de commencer son discours, un coup de feu a retenti dans l’assistance. Les agents de sécurité de l’ancien président se sont immédiatement interposés pour le protéger. Trump, malgré une blessure à l’oreille et le visage en sang, s’est relevé en levant le poing et en scandant « Fight ! Fight ! » sous les acclamations de ses partisans criant « USA ! USA ! ».

Évacué par ses agents de sécurité, Donald Trump a été examiné par un médecin sur place. La balle a traversé le haut de son oreille, comme il l’a confirmé sur son réseau social quelques heures après l’incident. Ses jours ne sont pas en danger. « Il est incroyable qu’un tel acte puisse se produire dans notre pays », a-t-il déclaré.

L’assaillant, identifié par le FBI comme Thomas Matthew Crooks, un jeune homme de 20 ans originaire de Bethel Park, a été tué par les forces de l’ordre. Selon les médias américains, il a tiré depuis un toit à l’extérieur du rassemblement. Un participant au meeting a également été tué et deux autres personnes blessées. Les services secrets américains et le FBI poursuivent leur enquête.

Cet incident a suscité une vague de soutien pour Donald Trump, malgré ses implications judiciaires, notamment l’affaire Stormy Daniels. De nombreuses personnalités, dont Joe Biden, Barack Obama et Elon Musk, ont réagi à cet événement.

Il s’agissait du dernier meeting de Donald Trump avant la convention républicaine, où il doit être officiellement investi candidat du Parti républicain face au président sortant, Joe Biden, pour l’élection de novembre. Trump a assuré qu’il participerait à la convention.

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