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Seize hommes renvoyés aux assises pour les tournages de French Bukkake une première historique

La justice qualifie pour la première fois des viols lors de tournages pornographiques de proxénétisme aggravé par le sexisme et le racisme. L’association…

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Seize hommes renvoyés aux assises pour les tournages de French Bukkake une première historique

La justice qualifie pour la première fois des viols lors de tournages pornographiques de proxénétisme aggravé par le sexisme et le racisme. L’association Osez le féminisme salue la décision et réclame la même clarté dans l’affaire Jacquie et Michel.

La cour d’appel de Paris a rendu un arrêt inédit le 28 mai. Elle ordonne le renvoi de seize accusés devant la cour d’assises pour des faits liés à la plateforme French Bukkake. Les magistrats ont retenu le proxénétisme avec des circonstances aggravantes de sexisme et de racisme. C’est une première dans une affaire de pornographie. Pour les plaignantes, c’est une victoire après trois ans de procédure qu’elles qualifient d’errance. Elles avaient contesté un précédent renvoi devant une cour criminelle, où la peine encourue était moins lourde.

Osez le féminisme ne compte pas s’arrêter là. L’association interpelle directement le garde des Sceaux Gérald Darmanin. Elle demande que le parquet cesse ce qu’elle appelle une obstruction sur les autres plaintes visant l’industrie pornographique. En particulier celles concernant le site amateur Jacquie et Michel. Selon elle, les deux affaires sont en tout point similaires. Même système organisé de proxénétisme, mêmes viols à échelle industrielle, mêmes scénarios haineux, sexistes et parfois racistes. Les connexions entre les accusés de French Bukkake et le site Jacquie et Michel seraient même établies dans la procédure.

Pourtant, côté Jacquie et Michel, la justice semble enlisée. Fin août 2025, un juge d’instruction a clos une partie de l’enquête sans mettre en examen le fondateur Michel Piron pour complicité de viol. Son épouse et un acteur ont simplement été entendus comme témoins assistés. L’enquête avait pourtant débuté en juillet 2020 après un signalement d’associations relayant des témoignages d’actrices. Celles-ci dénonçaient des pratiques sexuelles hors normes et douloureuses réalisées sans leur consentement. Le site, lui, n’a jamais été fermé. Les vidéos des viols présumés circulent encore en ligne. L’association féministe exige que la justice aille jusqu’au bout et rappelle que cet arrêt confirme que la pornographie est un système de déshumanisation et de violence sexiste contraire à la dignité humaine.

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