Économie
Ryanair fait machine arrière sur les frais de siège pour les familles
La compagnie low-cost abandonne sa politique controversée après une enquête du régulateur britannique. Désormais, les parents n’auront plus à payer pour…


La compagnie low-cost abandonne sa politique controversée après une enquête du régulateur britannique. Désormais, les parents n’auront plus à payer pour être assis à côté de leurs enfants.
C’est un changement de cap inattendu chez Ryanair. Sous la pression de la Competition and Markets Authority (CMA), le transporteur irlandais a annoncé jeudi qu’il allait aligner ses règles sur celles du secteur. Jusqu’à présent, les familles devaient débourser environ 8 livres (9,28 euros) par trajet pour réserver un « siège familial » et garantir qu’un parent soit assis avec un enfant de 2 à 11 ans. Une pratique que le régulateur jugeait potentiellement abusive et qui avait conduit à l’ouverture d’une enquête il y a deux semaines.
Le PDG de Ryanair, Michael O’Leary, connu pour ses déclarations cash, n’a pas caché son mécontentement. Dans un communiqué, il affirme que la compagnie se plie « à contrecœur » à cette norme, pour ne pas perdre du temps à « expliquer à des régulateurs mal informés à quel point ils se méprennent ». Selon lui, son système était avantageux : un adulte pouvait avoir jusqu’à quatre enfants assis à côté sans frais supplémentaires en ne choisissant qu’un seul siège payant. Pourtant, la CMA rappelait que Ryanair était la seule grande compagnie au départ du Royaume-Uni à imposer ce type de frais.
Concrètement, à partir de jeudi, les adultes voyageant avec des enfants qui ne souhaitent pas payer un siège réservé seront informés de l’attribution gratuite de leur place après l’enregistrement. Mais attention : ces familles seront généralement placées vers l’arrière de l’avion, « car les rangées avant ont tendance à être réservées en priorité et à se remplir en premier », prévient la compagnie. Ceux qui veulent absolument s’asseoir à l’avant et choisir leurs sièges dès la réservation pourront toujours le faire, mais en payant des frais supplémentaires. Une façon pour Ryanair de garder la main tout en évitant un bras de fer réglementaire.
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