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Volkswagen lâche une pépite à plus de 7 milliards pour sauver son avenir électrique

Le géant allemand cède la majorité d’Everllence, spécialiste des moteurs industriels, au fonds Bain Capital. Objectif : dégager des milliards pour…

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Volkswagen lâche une pépite à plus de 7 milliards pour sauver son avenir électrique

Le géant allemand cède la majorité d’Everllence, spécialiste des moteurs industriels, au fonds Bain Capital. Objectif : dégager des milliards pour financer sa transition vers l’électrique et le numérique.

Volkswagen encaisse un gros chèque. Le constructeur a annoncé la vente de 51% d’Everllence, son pôle moteurs industriels et technologies énergétiques, au fonds d’investissement Bain Capital. Montant de la transaction : environ 7,4 milliards d’euros. Mais le groupe de Wolfsbourg ne tourne pas complètement le dos à cette filiale. Il garde 49% du capital et compte rester « un actionnaire de référence » à moyen terme.

L’opération doit encore passer plusieurs étapes. Les autorités réglementaires et les représentants des salariés, notamment en France, doivent donner leur feu vert. La finalisation est prévue d’ici fin 2026. Il s’agit d’un LBO, un montage où l’acheteur finance une grande partie de sa participation par de la dette.

Derrière cette cession, une stratégie claire. Volkswagen veut faire le ménage dans ses activités et remplir ses caisses. Le groupe traverse une crise profonde : explosion des coûts de l’énergie depuis la guerre en Ukraine, concurrence chinoise agressive, difficultés à basculer vers l’électrique et tensions commerciales avec les États-Unis. Résultat, un plan de 50 000 suppressions de postes est en cours en Allemagne. Le directeur financier Arno Antlitz explique que l’objectif est de « réduire la complexité, simplifier la gouvernance et renforcer la solidité financière ».

Everllence, de son côté, se porte plutôt bien. Issue de MAN Energy Solutions et rebaptisée en 2025, l’entreprise emploie 16 000 personnes et pèse près de 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Elle fabrique des moteurs lourds, des turbomachines et des solutions de décarbonation pour la marine, l’énergie et l’industrie. La transition énergétique, les infrastructures et l’essor des centres de données lui profitent directement. Le patron de Volkswagen Oliver Blume estime que « c’est le bon moment pour confier la majorité à un partenaire solide ». En Bourse, l’action du constructeur réagissait à peine, avec un petit gain de 0,18% à Francfort.

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