Économie
Roland Lescure prévient le budget 2026 sera un véritable casse-tête
Le ministre de l’Économie admet que l’exécution du budget de l’an prochain s’annonce extrêmement difficile, après que la Cour des comptes a tiré la…


Le ministre de l’Économie admet que l’exécution du budget de l’an prochain s’annonce extrêmement difficile, après que la Cour des comptes a tiré la sonnette d’alarme. Il appelle aussi à l’unité politique pour préparer la suite, y compris la présidentielle de 2027.
Le ministre de l’Économie ne prend pas de pincettes. Interrogé sur France Culture, Roland Lescure a reconnu vendredi que la France allait devoir affronter une période budgétaire très tendue. La faute à un rapport de la Cour des comptes, rendu public la veille, qui dresse un constat sans appel sur l’état des finances publiques. Carine Camby, la présidente de la première chambre, a même prévenu que tous les voyants étaient au rouge. Le ministre a choisi d’être honnête plutôt que rassurant. Il a confirmé que la mise en œuvre du budget 2026 serait très compliquée et que la préparation de celui de 2027 ne serait pas une partie de plaisir non plus.
Roland Lescure a fixé un cap immédiat, faire tout son possible pour respecter l’engagement de limiter le déficit public à 5% cette année. Un objectif serré. Pour le budget suivant, celui de 2027, il a mis les choses à plat. Tout dépendra, selon lui, de la volonté collective des partis politiques qui se disent prêts à gouverner. Il faudra accepter un compromis qui ne satisfera personne sur le papier mais qui permettra d’avoir un budget. Et ensuite, a-t-il ajouté, il faudra passer à autre chose. Il a utilisé une image frappante, celle d’une piste de décollage sans nids-de-poule, pour évoquer la nécessité d’assainir les comptes avant d’aborder les grands débats des dix ans à venir.
Le ministre en a aussi profité pour se positionner sur l’élection présidentielle à venir. Membre de Renaissance, il a réaffirmé sa loyauté envers Gabriel Attal, qu’il considère comme le candidat légitime de son parti. Mais il a aussi insisté sur la nécessité d’un rassemblement au sein du bloc central. Son souhait est clair, il veut voir Édouard Philippe et Gabriel Attal se serrer les coudes derrière celui qui sera le mieux placé pour gagner. Et en parlant de se serrer les coudes, il a aussi lancé un appel plus large face à la canicule actuelle, invitant les Français à faire preuve de solidarité plutôt qu’à se montrer du doigt.
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