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Primaire ou pas La bataille pour une candidature unique dans le bloc central s’accélère

Gabriel Attal annonce que son parti va proposer un calendrier de primaires pour départager les prétendants du bloc central. Mais Édouard Philippe, donné…

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Primaire ou pas La bataille pour une candidature unique dans le bloc central s'accélère

Gabriel Attal annonce que son parti va proposer un calendrier de primaires pour départager les prétendants du bloc central. Mais Édouard Philippe, donné favori, reste très réticent à l’idée d’un tel scrutin.

Le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, a fait une annonce choc ce jeudi. Lors du prochain rendez-vous du « comité de liaison » prévu le 10 juin, son parti va soumettre des propositions inédites aux autres forces de la majorité. Franck Riester, numéro 2 de Renaissance, présentera notamment un calendrier précis pour organiser une primaire. L’objectif est clair, parvenir à une candidature unique pour l’élection présidentielle de 2027. Attal a insisté sur sa volonté de laisser « tout ouvert sur la table » pour trouver un accord avec Édouard Philippe et ses alliés. Une manière de mettre la pression sur celui qui domine les sondages.

Ce « comité de liaison » réunit des représentants de Renaissance, d’Horizons, du MoDem, de l’UDI et du Parti radical. Les Républicains, dont le président Bruno Retailleau est aussi candidat déclaré, n’en font pas partie. Pour Gabriel Attal, l’enjeu est vital. Il s’agit de « porter un projet d’espoir pour les Français » et d’empêcher une confrontation directe entre La France insoumise et le Rassemblement national au second tour. Le dialogue est donc indispensable, explique-t-il. Mais derrière les mots d’unité, les tensions restent vives.

Édouard Philippe a déjà mis les points sur les i. Le 23 mai, sur France 5, il a affirmé que la primaire « n’aura pas lieu ». Pas contre le principe, précise-t-il. Mais le contexte selon lui ne le permet pas. Le champ politique est trop large et la confiance entre les partis trop faible pour organiser un tel vote. Le maire du Havre, candidat depuis septembre 2024, part avec une longueur d’avance dans les enquêtes d’opinion. Attal, qui a officialisé sa candidature le 22 mai dans l’Aveyron, tente donc de rebattre les cartes. La prochaine réunion du 10 juin pourrait être décisive pour l’avenir du bloc central.

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