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Le plan pour les armées vacille après un vote surprise au Sénat

Le Premier ministre Sébastien Lecornu admet un « vrai problème » après que les sénateurs ont supprimé la trajectoire budgétaire militaire jusqu’en 2030. Une…

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Le plan pour les armées vacille après un vote surprise au Sénat

Le Premier ministre Sébastien Lecornu admet un « vrai problème » après que les sénateurs ont supprimé la trajectoire budgétaire militaire jusqu’en 2030. Une solution parlementaire doit être trouvée pour rétablir le cap.

C’est un coup de théâtre dans l’hémicycle. Alors que le gouvernement pensait tenir sa feuille de route militaire, le Sénat a retiré un article clé du projet de loi. Celui-ci prévoyait 436 milliards d’euros pour les armées d’ici 2030, soit 36 milliards de plus que la programmation précédente. La droite sénatoriale a jugé ce montant insuffisant. Elle voulait 14 milliards supplémentaires. N’ayant pas obtenu gain de cause lors du vote, elle a riposté en faisant rejeter l’article entier. Résultat, le texte se retrouve sans véritable cap budgétaire.

Le Premier ministre, interrogé sur Public Sénat, a pris la mesure du problème. « On parle d’un sujet grave, le militaire. Il faut une trajectoire soutenable. Le vrai problème, c’est qu’il n’y en a plus dans le texte aujourd’hui », a-t-il déclaré. Il a appelé les parlementaires à trouver une issue tout en se disant confiant : « J’ai l’habitude avec l’Assemblée nationale d’être calme. » Le gouvernement mise désormais sur la suite de la procédure. La commission mixte paritaire, qui réunira députés et sénateurs après le vote final prévu le 9 juin, pourrait rétablir l’enveloppe.

La droite sénatoriale, par la voix de Cédric Perrin, président LR de la commission de la Défense, assume ce désaccord. « Nous avons considéré que 436 milliards n’étaient pas suffisants pour assurer la sécurité de la France », a-t-il expliqué. Il promet d’aller au bout de la négociation. De son côté, le groupe macroniste du Sénat dénonce une manœuvre qui laisse la loi de programmation militaire « amputée d’un élément essentiel ». Mais attention, cette loi n’est pas contraignante. Le budget des armées reste voté chaque année dans le cadre du budget de l’État. Ce vote symbolique n’empêche donc pas le gouvernement d’agir, mais il envoie un signal politique fort.

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