Politique
Deux mouvances radicales dans le collimateur de l’exécutif
L’État veut dissoudre un groupe identitaire d’ultradroite et un collectif d’ultragauche. Tous deux sont accusés de violences et de déstabilisation de…

L’État veut dissoudre un groupe identitaire d’ultradroite et un collectif d’ultragauche. Tous deux sont accusés de violences et de déstabilisation de l’ordre public.
Le gouvernement a annoncé son intention de dissoudre deux nouvelles organisations aux idéologies opposées. La première est un mouvement de jeunesse identitaire basé à Albi. La seconde est un collectif antifasciste implanté dans le Nord. Ces deux groupements sont soupçonnés de recourir à la violence pour faire avancer leurs causes.
Le groupe d’ultradroite, Patria Albiges, se présente comme un acteur politique qui veut alerter sur l’immigration, l’insécurité et ce qu’il appelle le wokisme. Mais ses méthodes sont loin du débat d’idées. Onze de ses militants ont été condamnés à des peines de quatre à huit mois de prison pour une expédition punitive contre un militant antifasciste en 2025. Âgés de 19 à 29 ans, ils s’étaient rendus à Albi cagoulés, armés de matraques télescopiques et de poings américains. Leur comportement a été décrit comme menaçant et revanchard. Le porte-parole du groupe avait déjà été condamné deux ans plus tôt pour avoir frappé deux jeunes de la région.
De l’autre côté, Front de Rue est un groupe antifasciste actif dans le Nord, notamment à Lille. La procédure de dissolution vise à démanteler des structures jugées dangereuses pour l’ordre public. Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de l’exécutif pour lutter contre les groupes violents, engagée après la mort d’un militant d’extrême droite radicale en février. Depuis 2017, une cinquantaine de groupements ont été dissous, comme La Jeune garde et Lyon populaire. Mais certains ont contesté ces décrets devant le Conseil d’État et ont obtenu gain de cause, à l’image des Soulèvements de la Terre. Cette nouvelle salve de dissolutions montre que le gouvernement continue de traquer les extrêmes, qu’ils viennent de la droite ou de la gauche radicale.
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