Politique
Glucksmann refuse la double primaire à gauche : « Nous ne voulons pas nous enfermer »
Alors que le PS propose un processus en deux étapes pour désigner un candidat non mélenchoniste à la présidentielle, le leader de Place Publique claque la…
Alors que le PS propose un processus en deux étapes pour désigner un candidat non mélenchoniste à la présidentielle, le leader de Place Publique claque la porte. Sa position est claire : pas question de passer par une primaire, encore moins par deux.
L’idée semblait séduisante sur le papier. Une double primaire. D’abord entre les candidats socialistes et Raphaël Glucksmann, puis une deuxième, ouverte, avec les autres figures de la gauche non insoumise. Mais le principal intéressé n’en veut pas du tout. Son entourage l’a fait savoir ce mercredi à l’AFP. « Depuis un an, nous disons que nous sommes contre la primaire et ça n’est pas pour finir avec deux ! » La formule est nette et lâchée sans détour.
Glucksmann n’a pas changé d’avis. Celui qui s’est donné « trois mois », jusqu’à fin août, pour décider sa candidature à la présidentielle, ne veut pas d’un mécanisme qu’il juge trop fermé. Son équipe le dit sans ambiguïté : « On souhaite trouver les conditions d’un processus qui nous rassemble et nous renforce collectivement, pas celles d’un mécanisme qui nous enferme dans un entre-soi de la gauche qui se parlerait à elle-même. » Pour lui, la double primaire, c’est le piège du débat interne, une machine à regarder son nombril plutôt qu’à conquérir les Français.
À l’origine de cette proposition, on retrouve la direction du Parti socialiste. Johanna Rolland, numéro deux du parti et maire de Nantes, a détaillé le calendrier. Première primaire fin septembre, entre les candidats PS Olivier Faure, Boris Vallaud, François Hollande, Jérôme Guedj et Raphaël Glucksmann. Seconde primaire fin octobre, ouverte aux autres forces de gauche non LFI comme Marine Tondelier, François Ruffin ou Clémentine Autain. L’objectif : sortir de l’impasse qui paralyse la gauche depuis des mois. Mais pour l’instant, le blocage persiste. Rolland elle-même reconnaît que « le peuple de gauche se désespère » et qu’il reste « quelques jours pour trouver une formule de compromis ». Faute d’accord, le 9 juillet, les militants socialistes trancheront. Entre plusieurs options.
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