Nous rejoindre sur les réseaux

News

Polymarket définitivement coupé du web français

L’accès au site de paris sur l’actualité est désormais intégralement bloqué en France, après des mois de restrictions partielles. L’Autorité nationale des…

Article

le

Polymarket définitivement coupé du web français

L’accès au site de paris sur l’actualité est désormais intégralement bloqué en France, après des mois de restrictions partielles. L’Autorité nationale des jeux estime que la plateforme faisait de la publicité pour une activité illégale.

Depuis novembre 2024, il était déjà interdit aux Français d’effectuer des transactions financières sur Polymarket. Mais le site restait accessible. On pouvait encore voir les cotes des événements en direct, comme un tableau d’affichage permanent. Pour l’Autorité nationale des jeux (ANJ), cela équivaut à une promotion pure et simple d’un service non autorisé sur le territoire. Une porte ouverte qu’elle vient de refermer définitivement.

Derrière cette décision, il y a une réalité chiffrée. En juin dernier, près de 580 000 visites ont été enregistrées depuis la France, et plus de 200 000 visiteurs uniques. Une audience qui n’a cessé de grimper depuis deux ans. Mais la loi est claire : faire de la publicité pour un site de paris ou de jeux d’argent sans agrément est un délit pénal. Les contrevenants risquent jusqu’à 100 000 euros d’amende, que ce soit pour avoir diffusé des cotes ou pour avoir promu des offres illicites. L’ANJ rappelle que cette peine s’applique aussi à ceux qui relaient ces informations auprès du public.

L’affaire prend une tournure encore plus sérieuse avec une enquête ouverte en mai dernier. Des paris météo auraient conduit au piratage de sondes de Météo-France. L’office anti-cybercriminalité du parquet de Paris est sur le coup. L’ANJ souligne que les marchés prédictifs, comme Polymarket, posent un vrai casse-tête aux régulateurs. Leur nature hybride explique pourquoi les approches varient d’un pays à l’autre. En Europe, une quinzaine de pays ont déjà restreint ou bloqué ces plateformes, de l’Allemagne à l’Espagne en passant par la Pologne ou les Pays-Bas. La France vient de franchir un pas de plus.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus