Nous rejoindre sur les réseaux

News

Pension de réversion : ces situations qui peuvent vous priver du droit à la percevoir

Article

le

Alors que la population française vieillit, de plus en plus de citoyens sont amenés à solliciter une pension de réversion. Pourtant, des obstacles administratifs et certaines conditions personnelles peuvent les en priver.

La France connaît un vieillissement démographique marqué. En 2026, les personnes âgées de 65 ans et plus représentent près de 22,2 % de la population, un chiffre presque équivalent à celui des moins de 20 ans, qui atteint 22,5 % selon l’Insee. Dans ce contexte, plus de 4,4 millions de personnes perçoivent aujourd’hui une pension de réversion, c’est-à-dire une fraction de la retraite de leur conjoint décédé. Si la majorité des bénéficiaires sont des seniors, tous n’obtiennent pas cette allocation.

Le versement de cette pension n’est pas automatique. Il exige des démarches administratives souvent complexes, notamment parce qu’elles sont largement dématérialisées. Or, de nombreux ayants droit, peu familiers avec le numérique, renoncent à cette prestation. En 2022, le Défenseur des droits estimait que plus d’une personne sur sept abandonnait la procédure en raison de ces difficultés. Pour y remédier, le gouvernement envisage de simplifier le système. La ministre du numérique, Anne Le Hénanff, a annoncé le 19 mai dernier la création prochaine d’une plateforme dédiée aux bonnes pratiques concernant la pension de réversion.

Une autre piste est à l’étude : la mise en place d’une « carte du conjoint survivant ». Celle-ci regrouperait les informations du veuf éligible afin d’accélérer les échanges avec les administrations. Mais attention, un tel dispositif pourrait exclure certaines personnes pourtant éligibles selon d’autres critères. C’est le cas des veufs qui se remarient, car ils perdent alors le droit à la pension de réversion. Les règles varient en effet selon les régimes de retraite, comme l’Agirc-Arrco, la MSA, la Cnav, la fonction publique ou le Service des retraites de l’État (SRE).

Le SRE se montre particulièrement strict. En cas de remariage, de Pacs, voire de simple concubinage après le décès du conjoint, le bénéfice de la pension de réversion est immédiatement supprimé. À l’inverse, la Cnav adopte une position plus souple : elle autorise le remariage tout en maintenant le versement, à condition que les ressources annuelles brutes du nouveau couple ne dépassent pas 40 002,56 euros. Quant à la MSA et à l’Agirc-Arrco, le conjoint survivant ne peut pas se remarier, mais conserve sa pension en cas de concubinage ou de Pacs.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus