Monde
Paix au Moyen-Orient l’accord entre Trump et l’Iran est signé vendredi
Lundi, Washington et Téhéran ont annoncé la fin immédiate de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. La signature est prévue vendredi à Genève…


Lundi, Washington et Téhéran ont annoncé la fin immédiate de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. La signature est prévue vendredi à Genève, provoquant une chute du pétrole et une envolée des Bourses asiatiques.
C’est une annonce qui a pris tout le monde de court. Lundi matin, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur du conflit, a révélé qu’un accord de paix venait d’être conclu entre les États-Unis et l’Iran. Quelques minutes plus tard, Téhéran confirmait. Et Donald Trump, sur son réseau Truth Social, s’est félicité en direct : « L’accord avec la République islamique d’Iran est désormais finalisé ». Il a aussitôt ordonné la réouverture du détroit d’Ormuz, fermé depuis le début de la guerre le 28 février, sans droits de passage. Le message aux navires du monde entier est clair : « Mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots ! »
Les conséquences économiques ont été immédiates. Les cours du pétrole ont plongé de plus de 4 % en quelques heures. Rappelons qu’Ormuz voit passer normalement un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures. À Tokyo, la Bourse a bondi de 4 %, et à Séoul de plus de 5 %. L’accord prévoit un déminage du détroit dès la signature vendredi. Le document en lui-même n’a pas été rendu public, mais le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a donné des détails à la télévision d’État. La guerre s’arrête immédiatement. Ensuite, s’ouvre une période de 60 jours de négociations sur quatre sujets précis : la levée des sanctions contre l’Iran, le nucléaire, la reconstruction et le développement économique, et un mécanisme de suivi. Selon l’agence Mehr, non confirmée officiellement, 24 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés seraient débloqués, dont la moitié avant même le début des pourparlers.
L’annonce de la paix n’a pas effacé les tensions de la veille. Dimanche, un raid israélien dans la banlieue sud de Beyrouth a fait trois morts, dans un bastion du Hezbollah. Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien avait menacé d’une réponse « imminente ». Mais Donald Trump, furieux, a confié au média Axios avoir réprimandé le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou : « Il n’a aucun putain de jugement. Je le lui ai fait savoir. » L’état-major iranien, lui, a savouré : l’ennemi américain et sioniste est « humilié », « il n’a d’autre choix que d’accepter la défaite et de se rendre ». De son côté, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a salué une « étape cruciale ». Le vice-président américain JD Vance assistera à la signature à Genève, et Donald Trump pourrait aussi s’y rendre. Cette semaine, le G7 se réunit à Évian. Emmanuel Macron a déclaré vouloir voir les conséquences de l’accord, le soutien au Liban, la réouverture durable d’Ormuz, et un accord sur le nucléaire et le balistique iranien. La France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie se disent prêts à lever des sanctions si l’Iran prend des mesures claires et vérifiables sur son programme nucléaire. La guerre, déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes, a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. La paix est sur la table. Reste à savoir si elle tiendra.
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