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Mondial 2026 : l’effet match qui pèse (encore) sur les épaules des femmes
Pendant la Coupe du monde de football, l’association « T’as pensé à » dénonce un retour en force des inégalités domestiques. Entre pères absents et mères…


Pendant la Coupe du monde de football, l’association « T’as pensé à » dénonce un retour en force des inégalités domestiques. Entre pères absents et mères qui s’adaptent, le phénomène est loin d’être une blague.
Le coup d’envoi de la compétition est à peine donné que certaines femmes espèrent déjà une défaite rapide de l’équipe de France. Pas par manque de patriotisme, mais pour retrouver un conjoint présent à la maison. Marie Vialaret, présidente de l’association « T’as pensé à », alerte sur ce qu’elle appelle un « incubateur à comportements sexistes ». Selon elle, beaucoup d’hommes se sentent autorisés à déserter leur rôle de père et de compagnon dès qu’un match passe à la télé. Un constat partagé par des milliers de femmes sur les réseaux sociaux, où les témoignages affluent.
Derrière les écrans, la réalité est lourde. Une abonnée raconte que son mari a refusé d’aller chercher un de leurs deux enfants à un anniversaire, prétextant un match. Elle a dû jongler avec d’autres parents pour s’organiser. Une autre confie avoir annulé un rendez-vous de rééducation du périnée pour que son bébé de trois mois soit gardé pendant que son conjoint regardait le foot. Plus grave encore une femme a appelé les pompiers pour se rendre à l’hôpital après avoir perdu les eaux, son mari ne voulant pas manquer une mi-temps. « C’est madame qui devient la variable d’ajustement », résume Marie Vialaret. Selon une étude de l’Insee de 2010, les femmes assurent déjà en moyenne 1h30 de travail domestique de plus que les hommes dans les couples hétérosexuels. Les grands événements sportifs ne font qu’aggraver ce déséquilibre.
Sur TikTok et Instagram, l’humour autour de cette « disponibilité masculine » pendant le Mondial est monnaie courante. « Si vous voulez profiter de nous, c’est maintenant, après on n’existe plus », plaisante un créateur de contenu, imité par d’autres. Marie Vialaret ne condamne pas la blague en soi, mais y voit le signal d’un problème bien réel. « On s’attend à ce que les hommes soient complètement absents », observe-t-elle. Derrière les rires, c’est tout un système d’organisation familiale qui repose encore une fois sur les femmes. Et ça, ce n’est pas un simple cliché.





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