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La Bourse tâtonne avant l’inflation américaine

Les Bourses européennes tournent au ralenti, en attendant les prix à la consommation aux États-Unis. Sur les marchés, l’attention se porte sur les grandes…

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La Bourse tâtonne avant l'inflation américaine

Les Bourses européennes tournent au ralenti, en attendant les prix à la consommation aux États-Unis. Sur les marchés, l’attention se porte sur les grandes manœuvres financières dans l’intelligence artificielle et sur un pétrole nerveux.

En cette séance, les principales places européennes naviguent à vue. Paris et Londres restent scotchés à l’équilibre, Francfort s’autorise un léger rebond. Outre-Atlantique, les contrats à terme annoncent une ouverture timide dans le vert, avec un Nasdaq un peu plus dynamique. Les investisseurs ont la tête ailleurs. Ils attendent les chiffres de l’inflation américaine pour juillet, publiés mercredi, qui donneront le cap à la politique monétaire.

L’intelligence artificielle occupe aussi le devant de la scène. Intel, le géant des processeurs, veut lever 20 milliards de dollars pour construire de nouvelles usines de fabrication de puces. De son côté, Nvidia a conclu un accord avec des fonds d’investissement pour réunir 500 milliards de dollars, destinés à bâtir des centres de données. Mais cette annonce a fait reculer l’action Nvidia lundi, les investisseurs doutant de la rentabilité de tels projets. Certains analystes redoutent un effet domino si l’un des maillons de cette chaîne financière venait à casser. L’argent de l’IA circule entre quelques acteurs proches, et une défaillance pourrait avoir des répercussions en cascade.

Le pétrole ajoute à la fébrilité. Après un bond de 5% lundi, les prix ont reflué. Le baril de Brent oscille autour de 87 dollars, lui qui avait brièvement dépassé les 90 dollars en début de séance. Les marchés veulent croire à un rapprochement entre les États-Unis et l’Iran, évoqué par le ministre de la Défense du Pakistan, qui joue les médiateurs. Mais la tendance reste volatile, et le moindre accroc géopolitique pourrait relancer la flambée.

L’équation s’annonce délicate pour les banques centrales. Des hausses de taux pourraient être nécessaires pour ralentir l’inflation, ce qui renchérirait le coût des emprunts, y compris pour les projets d’intelligence artificielle. Les marchés financiers estiment à 77% la probabilité d’un relèvement des taux de la banque centrale américaine d’ici la fin de l’année. Une telle décision rendrait les obligations plus rémunératrices, ce qui pourrait détourner les investisseurs des actions. L’or, lui, a franchi le seuil des 4 400 dollars l’once, signe que beaucoup cherchent une protection face aux incertitudes.

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