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Marine Tondelier prête à s’effacer si la gauche peut gagner

La candidate écologiste ne ferme pas la porte à une candidature unique à gauche. Elle pose quatre conditions et laisse les militants écologistes trancher.

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Marine Tondelier prête à s'effacer si la gauche peut gagner

La candidate écologiste ne ferme pas la porte à une candidature unique à gauche. Elle pose quatre conditions et laisse les militants écologistes trancher.

Marine Tondelier ne dit pas non à un retrait. La candidate écologiste à la présidentielle a expliqué que son travail consistait à rendre tout possible. Elle peut mener sa propre campagne ou soutenir quelqu’un d’autre. Elle n’a pas fermé la porte à l’effacement au profit d’un autre candidat de gauche. Pour elle, cela ne peut se faire qu’à une condition. Il faut qu’un chemin de victoire existe.

Cet effacement ne peut pas se faire sans cadre. Elle réclame un accord de gouvernement, un accord pour les législatives, un accord programmatique et un accord sur le dispositif de campagne. Elle rappelle que personne ne gouvernera seul. Les militants écologistes garderont le dernier mot lors de leur consultation. Elle juge même probable qu’une voie assez évidente s’impose à eux.

Sa position est observée des deux côtés. À sa gauche, Jean-Luc Mélenchon et les insoumis. À sa droite, les socialistes et Place publique avec Raphaël Glucksmann. Marine Tondelier regrette qu’il n’y ait eu ni union de toute la gauche ni primaire ouverte à laquelle elle aurait pu participer. Elle lance une pique aux deux hommes. Sans union de toute la gauche, c’est mal parti et je vois qu’ils n’ont pas envie, a-t-elle dit. Elle note qu’ils pensent pouvoir gagner. Mais elle rappelle que les adhérents écologistes sont les plus proches d’eux dans l’hémicycle. Comment convaincre les Français s’ils ne convainquent pas ces militants, demande-t-elle en substance.

Elle assure discuter avec tout le monde en ce moment. Les enquêtes d’opinion la situent entre 1 et 6 % au premier tour. Ces chiffres pèsent dans l’équation. S’ils restent faibles, ils donnent aussi du poids à sa décision. Si elle se retire, elle veut peser sur le contenu et sur l’organisation de la campagne, pas seulement sur un nom.

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