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Aucun débordement à Orléans, le maire lève toutes les restrictions

Les manifestations contre le congrès du Rassemblement national n’ont pas dégénéré à Orléans, au grand soulagement du maire. Serge Grouard annonce la fin…

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Aucun débordement à Orléans, le maire lève toutes les restrictions

Les manifestations contre le congrès du Rassemblement national n’ont pas dégénéré à Orléans, au grand soulagement du maire. Serge Grouard annonce la fin immédiate des interdictions de circulation et du couvre-feu pour les moins de 15 ans.

Orléans a retrouvé son calme. Le week-end que redoutaient les autorités, après les scènes de violences du 17 octobre, s’est achevé sans les débordements attendus. La ville accueillait un congrès du Rassemblement national, et des milliers de manifestants antifascistes y ont convergé pour le contester. Pour encadrer l’événement, quelque 3 000 policiers et gendarmes avaient été déployés, commerces fermés et axes bouclés, donnant à la cité johannique des airs de place assiégée.

La veille, un défilé anti-RN avait rassemblé entre 13 000 et 26 000 personnes, sans heurt. Dimanche, la préfecture a interdit tout rassemblement sur un large périmètre et dans plusieurs communes voisines. Une centaine de militants antifascistes se sont malgré tout retrouvés en début d’après-midi devant le centre de rétention administrative, à environ quatre kilomètres du Co’Met, l’arène de 10 000 places où Marine Le Pen comptait franchir une nouvelle étape de sa campagne présidentielle.

Le cortège a scandé des slogans hostiles au parti, avant de s’élancer vers Olivet, la commune voisine. Un petit groupe a brièvement bloqué la route départementale D2020, un moment de confusion durant lequel quelques coups de matraques ont été assénés par les forces de l’ordre. La marche a ensuite repris dans le calme, sous forte escorte, avec un hélicoptère et la CRS 8, spécialisée dans les violences urbaines, mobilisés en renfort.

En fin d’après-midi, Serge Grouard, maire divers droite de la ville, a salué un bilan sans fausse note. « C’est une réussite à 100%, la violence de rue n’a pas eu droit de cité à Orléans », s’est-il félicité, évoquant « zéro heurt, zéro débordement, zéro commerce abîmé ou pillé ». Toutes les mesures de restriction, interdictions de circulation et couvre-feu nocturne pour les moins de 15 ans compris, sont levées immédiatement, a-t-il annoncé. Concrètement, la ville recouvre sa liberté de mouvement et ses commerces peuvent rouvrir.

Du côté des manifestants, la colère reste intacte. Pour Fleur, 29 ans, « on ne peut pas laisser un parti fasciste faire un congrès comme si de rien n’était, comme si c’était un parti classique et lambda ». Delphine, du collectif Ciao Fachos, explique que ce rassemblement non déclaré visait à « dire que jamais nous ne laisserons le Rassemblement National et tous les fachos venir dans n’importe quelle ville de France, de l’Europe et du monde entier ».

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