Société
142 interpellations à Paris et un dispositif renforcé face aux casseurs
Les autorités comptabilisent 142 interpellations dans la capitale, dont 126 gardes à vue, en marge du rassemblement pour le pouvoir d’achat et les…

Les autorités comptabilisent 142 interpellations dans la capitale, dont 126 gardes à vue, en marge du rassemblement pour le pouvoir d’achat et les services publics. Le dispositif de sécurité a limité les dégâts sans empêcher quelques incidents, alors que plusieurs centaines de casseurs ont tenté d’agir en fin de cortège.
Le bilan parisien de cette mobilisation pour le pouvoir d’achat et la défense des services publics s’élève à 142 interpellations. Dans ce total, 126 personnes ont été placées en garde à vue. La participation a été comparable à celle du rassemblement précédent, mais les conditions de sécurité ont été présentées comme très différentes. Un commerce a été fracturé et victime de vols. Un autre a été abîmé. Près d’une concession automobile, l’intervention rapide des forces de l’ordre a empêché des individus de pénétrer dans le bâtiment.
En fin de cortège, aux abords de la porte de Vincennes, environ 500 casseurs ont cherché à s’en prendre aux forces de l’ordre et aux biens. À l’échelle du pays, les défilés ont été jugés globalement calmes, même si les exactions ont été très nombreuses et les interpellations proches du millier. Des heurts ont éclaté dans plusieurs villes, notamment à Paris, Marseille, Bordeaux, Toulouse et Tours, avec des grenades lacrymogènes utilisées pour répondre aux tensions. Dans la capitale, la manifestation s’est dans l’ensemble bien tenue et la dispersion s’est déroulée correctement, avant que ce groupe de casseurs ne tente d’attaquer les forces de l’ordre et les commerces autour du parcours.
Cette mobilisation succède à un rassemblement contre la vie chère qui avait provoqué d’importants débordements à Paris, avec des cortèges sauvages et 450 commerces dégradés, dont 228 pillés. Les autorités reconnaissent que l’afflux de personnes venues en découdre, leur nombre et leur violence avaient été mal évalués. Un travail d’anticipation a donc été mené pour repérer les casseurs dans le défilé et pour freiner l’arrivée d’individus attirés par le pillage. L’objectif était de sécuriser la manifestation et de dissuader les fauteurs de troubles. Pour cela, 70 000 policiers et gendarmes ont été déployés sur le territoire, soit 20 % de plus que lors de la mobilisation précédente.
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