Politique
À Marseille, Emmanuel Macron veut montrer que l’État a repris la main
Après les violences et les pillages du 17 octobre, Emmanuel Macron se rend à Marseille pour afficher le retour de l’ordre républicain. Il doit y visiter…

Après les violences et les pillages du 17 octobre, Emmanuel Macron se rend à Marseille pour afficher le retour de l’ordre républicain. Il doit y visiter l’hôtel de ville, rencontrer des commerçants touchés et saluer les forces de sécurité, tandis que le gouvernement tente d’accélérer sur les attentes des jeunes.
Emmanuel Macron se rend à Marseille pour constater le retour d’un ordre républicain après les violences et les pillages qui ont marqué la mobilisation citoyenne du 17 octobre. Il doit visiter l’hôtel de ville, touché ce jour-là, puis rencontrer des commerçants victimes des pilleurs et des casseurs. Il saluera aussi les forces de sécurité intérieure, auxquelles il a adressé des remerciements pour avoir permis de rétablir le calme. Le chef de l’État défend l’action de l’État, qu’il juge au rendez-vous de ses missions malgré un contexte difficile.
Le choix de Marseille pèse. C’est là que tout a commencé le 17 octobre, avec l’intrusion de manifestants dans la mairie et le buste de Marianne renversé. Le message est clair. L’État est présent, il tient et il assumera sa mission de protection. Emmanuel Macron avait pourtant essuyé de vives critiques, y compris dans son propre camp, sur la gestion du maintien de l’ordre et sur le maintien de sa tournée dans le Golfe. Depuis, il a multiplié les réunions sur la sécurité, les rencontres avec les syndicats lycéens et les déplacements.
À Marseille, la comparaison avec le pic de violences est frappante. La préfecture des Bouches-du-Rhône a recensé trois commerces pillés ou dégradés lors de la dernière mobilisation, contre 317 commerces sinistrés et pillés et 500 touchés auparavant. De nombreuses vitrines du centre-ville restaient protégées à l’approche de la visite présidentielle. Le maire divers gauche Benoît Payan, qui avait réclamé des comptes à l’État après les émeutes et les pillages massifs, s’est félicité d’une manifestation dans le calme, malgré quelques petits débordements. La préfecture a salué le bon déroulement du cortège autorisé et condamné les agissements de quelques individus à la fin du rassemblement.
La séquence politique est tout aussi révélatrice. Le président s’affiche en premier, tandis que Sébastien Lecornu reste plus en retrait. Le chef du gouvernement doit recevoir les représentants des lycéens, à l’origine d’un mouvement qui s’est depuis élargi, ainsi que des étudiants. Les mesures très concrètes promises aux jeunes seront annoncées par ses ministres. L’idée affichée est d’accélérer la réponse aux revendications. Une ligne revient aussi depuis le début du mouvement lycéen. On ne fait pas entrer les jeunes à coups de matraque.
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