Économie
LVMH enregistre un repli de ses performances pour l’exercice 2025


Le géant du luxe a présenté des résultats en baisse, imputant cette tendance à un environnement économique et géopolitique tendu. Son dirigeant anticipe une année 2026 qui s’annonce également complexe.
Le groupe LVMH a dévoilé ses comptes annuels, marquant le début de la saison des publications financières pour les valeurs du CAC 40. L’exercice 2025 s’est conclu par une diminution de son chiffre d’affaires et de son bénéfice net, une situation que la direction explique par un climat international particulièrement agité.
Le résultat net consolidé s’est établi à 10,9 milliards d’euros, en retrait de 13% par rapport à l’année précédente. Cette contraction est en partie attribuée à la contribution exceptionnelle sur les sociétés, une mesure fiscale ayant alourdi l’impôt sur les sociétés du groupe. Les recettes totales ont, quant à elles, atteint 80,8 milliards d’euros, affichant un recul de 5%.
Malgré ce contexte difficile, l’activité a montré des signes de résilience en seconde partie d’année, avec une reprise notable des achats par les clientèles asiatique et nord-américaine. La marge opérationnelle courante se maintient à un niveau élevé, à 22%. Le président-directeur général a souligné la solidité fondamentale des performances du groupe tout en adoptant un ton prudent pour les mois à venir, évoquant la persistance des incertitudes géopolitiques et des politiques fiscales défavorables.
La division mode et maroquinerie, pilier historique du portefeuille, a vu son chiffre d’affaires diminuer de 8% sur l’année, pour s’établir à 37,8 milliards d’euros. Le groupe observe néanmoins un dynamisme renouvelé pour la marque Christian Dior, portée par un nouveau chapitre créatif. Concernant Louis Vuitton, la stratégie réaffirmée reste centrée sur son cœur de métier, la maroquinerie, sans projet de diversification dans l’hôtellerie. Par ailleurs, LVMH a procédé à une augmentation significative de sa participation dans la maison italienne Loro Piana.
Le secteur des vins et spiritueux a été le plus affecté par les conditions de marché, avec une baisse de 9% de son chiffre d’affaires. Les cognacs, confrontés à des droits de douane élevés sur des marchés clés comme la Chine et les États-Unis, ont particulièrement pâti de cette situation. Le champagne connaît un ralentissement, tandis que les vins rosés constituent un segment en croissance.
Malgré les défis actuels, le groupe affiche sa confiance pour l’avenir, fondée sur une vision à long terme et la stabilité de son actionnariat familial, qui devrait franchir le seuil symbolique des 50% du capital dans le courant de l’année.





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