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L’Iran ferme la porte du pétrole après les frappes américaines

Les États-Unis ont lancé une nouvelle vague de bombardements sur le sol iranien mercredi soir. En représailles, Téhéran verrouille le détroit d’Ormuz et…

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L'Iran ferme la porte du pétrole après les frappes américaines

Les États-Unis ont lancé une nouvelle vague de bombardements sur le sol iranien mercredi soir. En représailles, Téhéran verrouille le détroit d’Ormuz et menace de couler tout navire qui s’y aventurerait.

L’escalade ne faiblit pas au Moyen-Orient. Mercredi, l’armée américaine a annoncé avoir mené de nouvelles frappes « en légitime défense » contre plusieurs sites en Iran. Selon le commandement militaire américain pour la région, ces bombardements répondent à « une agression injustifiée et persistante » de la part de Téhéran. Des explosions ont été entendues sur l’île de Qeshm, à Minab, Sirik et dans le port iranien de Bandar Abbas, une zone déjà visée la veille. Les cibles étaient des installations de défense aérienne, des postes de contrôle au sol et des radars de surveillance.

La riposte iranienne ne s’est pas fait attendre. L’armée a immédiatement annoncé la fermeture totale du détroit d’Ormuz à tout navire, qu’il s’agisse de pétroliers ou de cargos. « Tout navire qui tente de traverser sera pris pour cible », a prévenu Téhéran. Deux bâtiments qui auraient tenté un passage « illégal » ont déjà été frappés, selon les médias iraniens. De son côté, le commandement américain affirme que le détroit reste ouvert et que le trafic commercial continue. Une version que l’Iran conteste fermement.

Au-delà du détroit stratégique, l’Iran a élargi ses attaques. Téhéran affirme avoir visé le quartier général de la 5e flotte américaine à Bahreïn, ainsi que des antennes de communication et des radars Patriot. Les Gardiens de la Révolution ont également revendiqué des frappes contre des bases au Koweït et à Bahreïn. De leur côté, les autorités koweïtiennes ont signalé des « cibles aériennes hostiles » sans les identifier, tandis que Bahreïn dit avoir intercepté plusieurs attaques. La Jordanie assure avoir détruit cinq missiles près d’une base américaine.

La tension monte aussi sur le plan diplomatique. Un journaliste de Fox News affirme que de hauts responsables iraniens ont demandé à Donald Trump de cesser les bombardements, mais les Gardiens de la Révolution démentent tout contact. Trump lui-même s’est dit frustré : « On était sur le point de conclure un accord, mais ils se moquent de nous. » Par ailleurs, 22 pays, dont les États-Unis, l’Australie et plusieurs nations européennes, ont signé un communiqué commun appelant l’Iran à cesser ses « actions malveillantes » contre des personnes sur leurs territoires. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en a profité pour appeler les Libanais à rejoindre la lutte contre le Hezbollah, alors que le fragile cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, entré en vigueur le 8 avril, semble plus menacé que jamais.

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