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L’Iran et les États-Unis s’offrent une trêve sur le fil du rasoir

Un accord préliminaire vient d’être conclu entre Téhéran et Washington après trois mois de guerre. Les pourparlers reprennent vendredi, mais beaucoup de…

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L'Iran et les États-Unis s'offrent une trêve sur le fil du rasoir

Un accord préliminaire vient d’être conclu entre Téhéran et Washington après trois mois de guerre. Les pourparlers reprennent vendredi, mais beaucoup de questions brûlantes restent sur la table.

C’est une accalmie que personne n’aurait pariée il y a encore quelques semaines. L’Iran et les États-Unis ont annoncé s’être mis d’accord sur un cadre général, mettant fin à une guerre qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. Le document, une page et demie très vague selon le vice-président américain JD Vance, prévoit une signature officielle vendredi en Suisse. En parallèle, le détroit d’Ormuz, cette artère vitale pour le pétrole mondial, doit rouvrir complètement. Les prix du brut, qui flambaient depuis le début du conflit, ont déjà commencé à baisser. Un soulagement pour les marchés, mais aussi pour les populations qui espèrent un retour à une vie normale.

Sur le terrain, les signes de cette trêve se voient déjà. Des centaines de milliers de déplacés regagnent le sud du Liban. Dans les rues de Bagdad et de Téhéran, des cortèges célèbrent l’arrêt des combats. Pourtant, cet accord n’est qu’une première étape fragile. Les vrais sujets qui fâchent n’ont pas été tranchés. Le programme nucléaire iranien reste une pomme de discorde énorme entre les deux camps. Les États-Unis et Israël soupçonnent toujours Téhéran de vouloir fabriquer la bombe atomique, ce que l’Iran dément fermement. La levée des sanctions américaines, qui asphyxient l’économie iranienne depuis des années, est également au cœur des prochaines discussions. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a prévenu : la défiance est de mise, car les promesses américaines non tenues par le passé pèsent lourd.

Les 60 prochains jours seront décisifs. Les négociateurs vont devoir s’attaquer au dossier nucléaire, à la levée des sanctions, et aussi à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien. Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déjà prévenu que ses troupes resteraient au Liban, en Syrie et à Gaza « aussi longtemps que nécessaire ». Du côté américain, le président Donald Trump s’est félicité de la réouverture du détroit d’Ormuz, invitant les navires du monde entier à reprendre la route. Mais l’Iran prévient qu’il ne reviendra pas à la gestion d’avant-guerre et entend facturer des frais de passage. À Téhéran, des jeunes comme Efran, 18 ans, espèrent que l’accord permettra enfin de relancer l’économie, à condition que les États-Unis tiennent parole cette fois. Un pari risqué, alors que Washington dément avoir promis de débloquer des avoirs iraniens gelés. L’avenir est suspendu à un fil, et aucun des deux camps n’a vraiment les mains libres.

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