Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Liban en détresse l’ONU double son appel aux dons pour sauver des vies

La guerre avec Israël a plongé le Liban dans une catastrophe humanitaire sans précédent. Pour venir en aide à plus d’un million de personnes, l’ONU…

Article

le

Liban en détresse l'ONU double son appel aux dons pour sauver des vies

La guerre avec Israël a plongé le Liban dans une catastrophe humanitaire sans précédent. Pour venir en aide à plus d’un million de personnes, l’ONU demande près de 640 millions de dollars sur six mois.

Depuis mars, les combats entre Israël et le Hezbollah ont fait basculer le Liban dans une crise qui s’aggrave de jour en jour. Plus de 3 500 personnes ont perdu la vie et près d’un million d’habitants ont dû fuir leur maison. L’ONU tire la sonnette d’alarme face à une situation qui empire. Les déplacements forcés se multiplient, les logements manquent et le retour chez soi devient un rêve inaccessible. Les populations épuisent leurs dernières ressources et les services de base craquent sous la pression. L’organisation humanitaire des Nations unies a donc révisé son appel d’urgence à la hausse. Elle réclame désormais 640 millions de dollars, soit plus du double des 308 millions demandés en mars dernier. L’objectif est de soutenir 1,4 million de Libanais, un quart de la population totale du pays.

Les besoins sont immenses et les fonds peinent à arriver. Sur l’appel initial, seuls 185,9 millions de dollars ont été collectés. Cette somme a permis d’aider environ 680 000 personnes entre mars et mai. Mais l’étau se resserre. L’insécurité alimentaire touche déjà 1,2 million d’habitants. Dans le même temps, le coût de l’eau, du carburant et de l’électricité a grimpé de plus d’un tiers à l’échelle nationale. Dans les zones les plus touchées par les combats, la hausse atteint 70%. L’ONU prévient que sans une aide massive et rapide, la situation pourrait devenir incontrôlable.

Les infrastructures du pays sont à genoux. Soixante-deux hôpitaux et centres médicaux ont été endommagés ou contraints de fermer leurs portes. Le système de santé est exsangue. L’éducation aussi paie un lourd tribut. Près de 450 écoles servent aujourd’hui d’abris pour les déplacés. Des milliers d’enfants perdent ainsi des mois d’apprentissage et risquent de décrocher définitivement. La pression sur les prix ajoute à la détresse des familles déjà fragilisées. Chaque jour qui passe rend le retour à une vie normale plus difficile. L’urgence humanitaire est totale.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus