Nous rejoindre sur les réseaux

Faits Divers

L’ex-Première dame sud-coréenne alourdit sa peine avec 7 ans de prison pour corruption

Kim Keon-hee, déjà condamnée pour manipulation boursière, vient d’être reconnue coupable d’avoir accepté des bijoux de luxe et une montre en échange de…

Article

le

L’ex-Première dame sud-coréenne alourdit sa peine avec 7 ans de prison pour corruption

Kim Keon-hee, déjà condamnée pour manipulation boursière, vient d’être reconnue coupable d’avoir accepté des bijoux de luxe et une montre en échange de faveurs. Le tribunal a jugé qu’elle avait profité de son statut pour obtenir des cadeaux qu’un citoyen ordinaire ne pourrait jamais s’offrir.

Le verdict est tombé en direct à la télévision sud-coréenne. Kim Keon-hee, l’épouse de l’ancien président destitué Yoon Suk Yeol, a écopé de sept années de prison supplémentaires pour avoir accepté des pots-de-vin. Elle purgeait déjà une peine de quatre ans pour manipulation boursière et corruption, une condamnation alourdie en avril dernier après une première instance à 20 mois de prison en janvier. Avec cette nouvelle affaire, son total d’incarcération dépasse désormais la décennie.

La justice l’a reconnue coupable d’avoir reçu des métaux précieux de grande valeur en échange de son influence. Parmi les objets saisis figurent un collier Van Cleef & Arpels, une broche Tiffany & Co. et des boucles d’oreilles Graff, pour une valeur totale de 103 millions de wons, soit près de 59 000 euros. Elle aurait également accepté une figurine de tortue en or d’une valeur de 2,65 millions de wons (plus de 1 500 euros) de la part d’un homme politique, ainsi qu’une montre Vacheron Constantin estimée à 39 millions de wons (plus de 22 200 euros) offerte par un spécialiste des chiens robots. En échange, elle avait promis d’obtenir un poste pour le gendre du donateur des bijoux.

Les juges ont souligné qu’elle avait accepté ces cadeaux sans la moindre hésitation, alors qu’un citoyen lambda aurait du mal à s’offrir de tels objets ne serait-ce qu’une fois dans sa vie. Le parquet avait requis sept ans et six mois de prison pour trafic d’influence et de faveurs. Kim Keon-hee a tiré parti de son statut d’épouse du président, lui-même emprisonné pour insurrection après sa tentative désastreuse d’imposer la loi martiale fin 2024. Connue pour son combat en faveur de l’interdiction de la viande de chien en Corée du Sud, elle avait déjà été condamnée pour avoir accepté deux sacs Chanel et un collier Graff de la part de l’Église de l’Unification, une secte.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus