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L’Europe se prépare à la guerre et ça se voit à Eurosatory

Canons qui crachent, drones qui vrombissent et chars bardés de cages antiaériennes. Le plus grand salon de la défense terrestre ouvre ses portes près de…

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L'Europe se prépare à la guerre et ça se voit à Eurosatory

Canons qui crachent, drones qui vrombissent et chars bardés de cages antiaériennes. Le plus grand salon de la défense terrestre ouvre ses portes près de Paris avec un message clair l’Europe se prépare à un conflit de haute intensité.

Sous un soleil écrasant, les démonstrations dynamiques ont donné un avant-goût de ce que pourrait être une guerre moderne. Explosions, poussière, missiles escortés tout y était. Le général Philippe de Montenon, commandant des forces terrestres, résume la situation sans détour. L’armée française se prépare à un combat du même type que celui mené par les Ukrainiens. Un combat qui dévore des munitions et des vies humaines à un rythme effréné. Le commissaire du salon, Charles Beaudouin, ancien haut gradé, enfonce le clou. Il évoque la possibilité que Vladimir Poutine lance une offensive ailleurs en Europe alors que le front ukrainien se stabilise. La menace est prise très au sérieux.

Les drones sont partout dans ce salon. Ils survolent les démonstrations, larguent des munitions, changent la donne. Les chars, qui dominaient les champs de bataille, portent désormais des cages de protection pour se défendre contre ces engins volants bon marché. Pourtant, ils ne sont pas obsolètes, assure un responsable de Rheinmetall Canada. À condition d’être accompagnés de systèmes autonomes et bien protégés. La France l’a bien compris. L’armée de Terre, qui ne possédait que 4 000 drones fin 2025, est en train d’en acheter 14 000. De quoi entraîner les soldats et préparer chaque brigade à former ses propres dronistes.

L’Ukraine est l’invitée star de cette édition. Quatre-vingts entreprises ukrainiennes sont présentes, contre seulement dix il y a deux ans. Elles présentent leurs drones, leurs systèmes robotisés et leurs missiles testés en conditions réelles contre la Russie. Les industriels européens veulent copier leur savoir-faire, comme le dit le commissaire du salon. Les Ukrainiens sont tellement en avance qu’on ne peut que les imiter. Airbus vient d’ailleurs de s’associer avec un pionnier ukrainien des drones. Côté israélien, les entreprises privées ont le droit d’exposer leurs armes défensives, comme le célèbre Iron Dome, après avoir été interdites l’an dernier. Mais attention, prévient le commissaire, les stands qui montreraient aussi des armes offensives seront bannis du salon. La guerre se prépare, mais dans les règles.

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