Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

L’euro qui résiste et la France qui se sevre du pétrole le choc des prix s’amortit tout seul

Moins de pétrole dans le moteur français et un taux de change qui joue en sa faveur voilà pourquoi la hausse des prix du brut passe presque inaperçue…

Article

le

L'euro qui résiste et la France qui se sevre du pétrole le choc des prix s'amortit tout seul

Moins de pétrole dans le moteur français et un taux de change qui joue en sa faveur voilà pourquoi la hausse des prix du brut passe presque inaperçue cette année.

Les automobilistes français ne l’ont peut-être pas remarqué mais le baril de pétrole a flambé. Pourtant la douleur à la pompe est moindre qu’avant. La raison ne tient pas à un miracle économique mais à deux phénomènes simples qui s’additionnent. D’abord il y a le taux de change. Le pétrole s’achète en dollars. Quand l’euro est fort le prix en euros baisse mécaniquement. Cette année la monnaie européenne tient bon ce qui agit comme un bouclier invisible sur les importations d’énergie.

Ensuite il y a la transformation profonde de l’économie française. Le pays consomme beaucoup moins de pétrole qu’il y a dix ou vingt ans. Les voitures sont plus sobres les industriels ont remplacé le fioul par d’autres sources d’énergie et les centrales électriques au pétrole ont presque disparu. Résultat même quand le brut s’envole l’impact sur le porte-monnaie des ménages et sur l’inflation est plus limité. Ce n’est pas une coïncidence c’est le fruit d’une lente évolution.

Concrètement cela signifie que la France encaisse mieux les secousses des marchés pétroliers. Là où une crise énergétique aurait provoqué un choc violent il y a quelques années aujourd’hui l’économie amortit le coup. Le taux de change offre une respiration temporaire mais la baisse structurelle de la dépendance au pétrole est un atout durable. Les décisions prises pour diversifier les approvisionnements et réduire la part des hydrocarbures portent leurs fruits silencieusement.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus