Économie
L’espoir d’une paix avec l’Iran propulse les Bourses vers des records
Les places européennes ont terminé en nette hausse ce lundi, portées par l’apaisement des tensions au Moyen-Orient. Le CAC 40 et le Dax ont inscrit de…

Les places européennes ont terminé en nette hausse ce lundi, portées par l’apaisement des tensions au Moyen-Orient. Le CAC 40 et le Dax ont inscrit de nouveaux sommets historiques en séance.
La première séance d’août s’est terminée en fanfare sur les marchés actions du Vieux Continent, sauf à Londres. Les investisseurs ont foncé sur le risque après les déclarations de Donald Trump sur une reprise prochaine des discussions avec l’Iran. Les cours du pétrole ont dégringolé dans la foulée, ce qui a soulagé les craintes d’une flambée de l’inflation. À Paris, le CAC 40 a grimpé de 1,22% pour clôturer à 8.613,82 points, après avoir touché un record en séance à 8.642,32 points. Un sommet un peu plus haut que celui du 26 février, juste avant le début de la guerre avec Téhéran. Francfort a fait encore mieux avec un Dax en hausse de 1,59%, qui a atteint un pic inédit de 26.096,93 points. Le Footsie britannique a, lui, reculé de 0,16%, plombé par les valeurs pétrolières.
L’autre indice paneuropéen, l’EuroStoxx 50, a gagné 1,15%, tandis que le Stoxx 600 a avancé de 0,43%, tout près de son record historique. Outre-Atlantique, Wall Street suivait la même trajectoire au moment de la clôture européenne, avec un Dow Jones en hausse de 1,06% et un Nasdaq qui prenait 1,94%. Les mégacapitalisations américaines se sont envolées, à l’image d’Amazon qui a bondi de plus de 5%, franchissant pour la première fois les 3.000 milliards de dollars de valorisation. Les investisseurs ont préféré se concentrer sur les signaux d’apaisement au Moyen-Orient plutôt que sur la maigre actualité économique et les résultats d’entreprises. Un économiste de Jefferies résume l’état d’esprit général en évoquant une trêve fragile, avec des violations iraniennes et des attaques occasionnelles, mais pas de guerre totale.
Cette prudence s’est traduite par un reflux de la volatilité, le VIX retombant aux alentours de 15 points. Les rendements obligataires se sont détendus, après la nette poussée de la semaine dernière. Le dix ans américain a perdu plus de 6 points de base, à 4,677%, et son équivalent allemand est tombé à 3,151%. Côté valeurs, les mouvements ont été marqués. Worldline a bondi de 10,45% après la finalisation de la vente de ses activités de paiement en Inde. Mersen a gagné 9,02% grâce à un changement de recommandation de RBC. En revanche, AstraZeneca a chuté de près de 9%, sur des informations évoquant des discussions préliminaires avec Bristol Myers Squibb pour une fusion géante d’environ 400 milliards de dollars. UBS est restée stable après une amende de 125 millions de dollars infligée par les régulateurs américains pour des infractions liées au blanchiment. Le brasseur AB InBev a perdu 2,18%, son actionnaire historique EPS ayant cédé une partie de ses titres.
Les indicateurs du jour ont confirmé une économie mondiale qui tient le choc. L’activité manufacturière américaine a accéléré en juillet, à son plus haut niveau depuis plus de quatre ans, grâce à une forte croissance des commandes. La zone euro a aussi vu sa production industrielle progresser au rythme le plus soutenu depuis près de quatre ans et demi, avec un indice PMI à 51,9. Outre-Manche, l’activité reste positive pour le neuvième mois consécutif, mais la croissance a ralenti. En Allemagne, les ventes au détail ont déçu avec une baisse de 1,1% en juin. En Chine, le secteur manufacturier a continué d’avancer, mais à son rythme le plus faible depuis quatre mois.
Sur le front des changes, le yen a poursuivi son rebond pour la troisième séance consécutive, après une intervention coordonnée du Japon et des États-Unis. La monnaie japonaise a gagné 1% dans la journée avant de terminer autour de 156,76 pour un dollar. L’euro s’affichait à 1,1503 dollar et la livre à 1,3427 dollar. Le pétrole, lui, est tombé à un creux de trois semaines, le Brent reculant de 4,54% à 83,96 dollars le baril. Washington ayant renoncé à une nouvelle attaque contre Téhéran, l’espoir d’un accord sur le détroit d’Ormuz réapparaît et pourrait débloquer les approvisionnements en brut du Golfe. De quoi maintenir les marchés dans une humeur résolument optimiste pour la suite de la semaine.
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