Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

La zone euro produit plus, mais les commandes restent à la traîne

Les usines de la zone euro ont enregistré en juillet leur meilleure activité depuis 2022, mais cette embellie pourrait faire long feu. Derrière les bons…

Article

le

La zone euro produit plus, mais les commandes restent à la traîne

Les usines de la zone euro ont enregistré en juillet leur meilleure activité depuis 2022, mais cette embellie pourrait faire long feu. Derrière les bons chiffres se cache une demande atone et des employeurs qui continuent de réduire la voilure.

L’industrie de la zone euro a de quoi afficher un sourire en ce mois de juillet. L’indice qui mesure le rythme de production des usines est monté à 52,9, contre 51,7 en juin, soit son plus haut niveau depuis mars 2022. Un chiffre au-dessus de 50 signifie que l’activité progresse, et cette progression est la plus forte enregistrée depuis près de quatre ans et demi. D’ailleurs, l’indice PMI global, qui donne une vision plus large du secteur manufacturier, atteint lui aussi 51,9, en légère hausse par rapport au mois précédent. Une bouffée d’air, à première vue, après une longue période de morosité.

Mais les apparences sont trompeuses. Les nouvelles commandes n’ont que très légèrement augmenté en juillet, bien en dessous du rythme de croissance de la production. Les usines tournent donc à plein régime sur les carnets de commandes constitués les mois précédents, et non sur une demande nouvelle. C’est particulièrement visible à l’exportation, où les ventes ont de nouveau reculé. La France, l’Espagne, l’Italie et l’Autriche tirent les chiffres vers le bas, et les hausses enregistrées ailleurs ne suffisent pas à compenser. En clair, les industriels épuisent leurs réserves, sans avoir de quoi les renouveler.

Cette reprise fragile a déjà des conséquences concrètes sur l’emploi. Les effectifs du secteur industriel ont encore baissé en juillet, prolongeant une série de suppressions de postes. Les entreprises préfèrent rester prudentes face à la perspective d’un ralentissement à l’automne. Côté prix, la tendance est un peu plus rassurante. L’inflation des coûts des matières premières s’atténue, à son plus bas niveau depuis cinq mois, tout comme les prix à la production qui augmentent au rythme le plus lent depuis mars. Les tensions sur les chaînes d’approvisionnement, toujours liées à la guerre au Moyen-Orient, restent présentes mais s’allègent légèrement. La confiance des industriels, elle, remonte un peu, sans pour autant retrouver sa moyenne de long terme. Les usines de la zone euro profitent de l’été, mais elles savent que l’automne s’annonce incertain.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus