Économie
L’industrie française toussote, la reprise attendra
Le mois de juillet a sonné la fin de la trêve pour les usines françaises. La production a reculé, les commandes se sont raréfiées et seul l’emploi tire…


Le mois de juillet a sonné la fin de la trêve pour les usines françaises. La production a reculé, les commandes se sont raréfiées et seul l’emploi tire son épingle du jeu.
L’indice PMI du secteur manufacturier est repassé sous la barre des 50, un seuil qui sépare la croissance de la contraction. En juillet, il s’est établi à 49,8, contre 51,2 le mois précédent. Cela paraît infime, mais c’est un signal clair envoyé à toute l’économie française.
Derrière ce chiffre, il y a une réalité plus concrète. Les nouvelles commandes ont dévissé pour le troisième mois d’affilée, avec une accélération du mouvement. Les clients étrangers se font particulièrement rares, la demande à l’exportation a connu son plus fort recul depuis un an. Les industriels pointent du doigt la flambée des prix, la méfiance des clients et les tensions au Moyen-Orient. Résultat, les chaînes de production tournent moins vite, la baisse de la production s’étend maintenant sur trois mois. Les achats de matières premières et de biens intermédiaires suivent la même pente, au rythme le plus soutenu depuis mars. Les stocks de matières premières et de biens intermédiaires se sont eux aussi légèrement érodés.
Tout n’est pas morose. L’emploi continue de progresser dans l’industrie, et même plus vite que les mois précédents. C’est le deuxième mois de hausse d’affilée, une performance inédite depuis décembre. Les carnets de commandes se vident, les stocks de produits finis diminuent aussi. Côté coûts, la pression retombe doucement. Les prix des matières premières augmentent moins vite qu’avant, même si les prix à la production restent élevés. Et les industriels semblent vouloir croire à un mieux, leurs prévisions pour les mois à venir se sont améliorées pour la deuxième fois consécutive. Mais ces signaux sont fragiles. Les hausses récentes des prix du pétrole et du gaz rappellent que l’économie mondiale reste instable et que la confiance peut s’éroder très vite.
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